C’est une page importante des relations diplomatiques s’est écrite entre le Bénin et la Serbie. Pour la première fois, un ministre serbe des Affaires étrangères, Marko Djurić, a foulé le sol béninois le mardi 29 juillet 2025. Cette visite officielle a été marquée par la signature d’un accord d’exemption mutuelle de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service.
Un accord diplomatique qui ouvre les frontières
L’accord signé entre Marko Djurić et son homologue béninois Olushegun Adjadi Bakari vise à faciliter la mobilité des officiels des deux pays. Désormais, les titulaires de passeports diplomatiques et de service pourront voyager sans visa entre le Bénin et la Serbie. Une mesure qui devrait booster les échanges bilatéraux, simplifier les missions diplomatiques et encourager les projets communs.
Ce geste diplomatique marque un tournant pour le Bénin qui cherche à diversifier ses partenariats internationaux hors du cercle habituel francophone. Pour la Serbie, il s’agit aussi d’un pas vers une ouverture accrue sur le continent africain.
Vers plus d’échanges humains et économiques
Au cours d’un point de presse conjoint, le ministre serbe Marko Djurić a exprimé un vœu fort : voir les Serbes venir étudier et travailler au Bénin, tout comme les Béninois pourraient le faire en Serbie. Ce message illustre la volonté des deux gouvernements de favoriser une coopération plus humaine et inclusive, loin des seules sphères diplomatiques.
Cette vision commune pourrait aboutir à de nouveaux programmes d’échange universitaire, des stages professionnels, voire des investissements croisés. Le Bénin, en pleine croissance économique, offre des opportunités à saisir. Et la Serbie, dotée d’un solide savoir-faire industriel et éducatif, pourrait devenir un partenaire stratégique inattendu.
