Le chanteur ivoirien Debordo Leekunfa a publié un message percutant à l’attention du président Alassane Ouattara sur sa page Facebook. Connu pour ses prises de position franches et sa musique énergique, l’artiste a une fois de plus attiré l’attention en exprimant ses pensées sur la situation politique actuelle de la Côte d’Ivoire, notamment sur le quatrième mandat du président Ouattara.
Un message de soutien, mais aussi d’interrogation
Dans son post, Debordo Leekunfa commence par exprimer sa peine à l’égard du président, qu’il appelle affectueusement « Papa Ado ». Il reconnaît les nombreux défis et obstacles que le président a dû surmonter pour arriver à ce stade de sa carrière politique. « OK, je fais le scénario, après avoir surmonté de nombreux obstacles et injustices, Notre PR Ado se retrouve désormais à la tête du pays en tant que président depuis plus de 15 ans », écrit-il. Selon l’artiste, Alassane Ouattara a insufflé un nouveau souffle à la Côte d’Ivoire, apportant énergie et fraîcheur au pays, un fait que personne ne peut contester.
Cependant, le message de Debordo va au-delà du simple soutien. Il soulève un dilemme moral et politique auquel le président fait face, à savoir la pression de ceux qui l’ont aidé à accéder au pouvoir, et celle de son peuple qui attend des changements. « Le PR Ado est tiraillé entre deux loyautés », écrit Debordo. Il souligne que ce dilemme pourrait avoir des conséquences importantes sur l’avenir du pays, notamment sur la stabilité de la région.
Les enjeux du quatrième mandat : entre pression et responsabilité
Le chanteur n’hésite pas à évoquer les lourdes pressions qui pèsent sur le président Ouattara. Selon Debordo, si le président continue à diriger le pays, il risque de faire face à la colère de certains Ivoiriens et Africains, qui pourraient désapprouver son maintien au pouvoir. À l’inverse, s’il décide de se retirer, il sera également sous pression de ceux qui l’ont soutenu pour arriver à ce poste. Une situation complexe, que l’artiste invite le président à méditer.
« Mais si j’étais toi, je resterais au pouvoir jusqu’à ce que Dieu même décide de mon sort », conclut Debordo. Il appelle aussi les Ivoiriens à aller voter, tout en exprimant sa conviction que le président Ouattara reste un leader sans égal. « Le président Ado a demain, ya rien en face, c’est maïs ! », écrit-il, soulignant une fois de plus son soutien tout en rappelant l’importance des prochaines élections.
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