L’annonce du concert de Sidiki Diabaté en Côte d’Ivoire, prévu le 18 octobre 2025 au Stade Félix Houphouët-Boigny, en hommage au président Alassane Ouattara, ne fait pas l’unanimité. Debordo Leekunfa, figure du coupé-décalé, a vivement critiqué l’initiative sur les réseaux sociaux, relançant la tension entre les deux artistes.
Une relation tendue qui refait surface
Depuis plusieurs années, les rapports entre Debordo Leekunfa et Sidiki Diabaté sont marqués par la rivalité et les piques publiques. L’annonce d’un grand concert de l’artiste malien en hommage au président ivoirien n’a fait qu’attiser les tensions. Alors que l’événement est présenté comme un moment de célébration, Debordo n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il considère comme une démarche opportuniste.
Sur sa page Facebook, la star ivoirienne du coupé-décalé a exprimé sa désapprobation. Pour lui, l’attitude du « prince de la Kora » manque de cohérence et de sincérité. Selon Debordo, Sidiki Diabaté aurait dû choisir de rendre hommage au colonel Assimi Goïta, chef de la transition au Mali, plutôt qu’au président ivoirien. Ce message, direct et sans détour, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, déclenchant des réactions partagées.
Un discours aux accents panafricanistes
Dans sa déclaration, Debordo Leekunfa a mis en avant la lutte menée par Assimi Goïta et l’armée malienne pour défendre la souveraineté nationale. « Assimi Goïta a un combat, celui de rehausser l’image de l’Afrique. C’est le réveil de l’Afrique », a-t-il affirmé, reprochant à Sidiki de ne pas soutenir cet engagement. Pour lui, l’hommage rendu à Alassane Ouattara contraste avec le silence de l’artiste malien sur les sacrifices consentis dans son propre pays.
Ce discours s’inscrit dans une rhétorique plus large, qui dépasse la rivalité artistique pour toucher aux enjeux politiques et symboliques en Afrique de l’Ouest. En opposant les figures d’Assimi Goïta et d’Alassane Ouattara, Debordo Leekunfa place le débat sur le terrain de la souveraineté africaine et de la reconnaissance des luttes locales. Sa sortie souligne combien les initiatives artistiques peuvent être perçues comme des prises de position politiques, amplifiées par la scène médiatique et numérique.
