Dix ans de carrière au sommet ne s’improvisent pas. Dans un récent podcast, Vano Baby a révélé le lourd prix payé pour maintenir sa place de star. Entre gloire, coulisses discrètes et sacrifices personnels, l’artiste béninois a livré une confession intime.
Une carrière bâtie sur les rencontres et la persévérance
Après avoir remporté 5 millions de francs CFA dans un concours de téléphonie mobile, Vano Baby a investi dans sa carrière en produisant ses premiers clips. Le succès est immédiat : il devient incontournable dans les shows au Bénin et à l’étranger. Ses prestations l’ont même conduit jusqu’à l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations au Gabon, preuve de son rayonnement continental.
Au cours de son ascension, il a eu l’occasion de côtoyer les plus hautes autorités. Lors d’un concert aux Vodun Days, le ministre de la Culture l’a présenté au président de la République, qui lui a confié être son « idole ». Pourtant, malgré ces reconnaissances, l’artiste choisit de rester discret : « Est-ce que tu m’as vu ramené ça sur internet ? Non. Ça, c’est mes coulisses ».
Le prix à payer : sacrifier son Bonheur
Mais derrière les paillettes, Vano Baby confesse un coût énorme : « Le bonheur ». Pour rester au sommet pendant dix ans, il a dû mettre de côté ses émotions et ses envies de se confier. « Des fois tu as envie de parler, des fois tu as envie d’expliquer, mais tu ne peux pas parce que personne ne t’a jamais vu pleurer », explique-t-il avec une pointe de mélancolie.
Interrogé sur ce qu’il ferait s’il retrouvait l’anonymat pendant trois jours, sa réponse est provocatrice : « braquer une banque ». Une façon ironique de rappeler la pression constante qui accompagne la célébrité et le manque de liberté qu’elle impose.