À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai, Reporters Sans Frontières (RSF) a dévoilé son rapport annuel sur l’état de la liberté de la presse dans le monde. Le Bénin, qui avait connu une légère amélioration l’an dernier, enregistre cette fois un recul de trois places, passant de la 89e position en 2024 à la 93e en 2025.
Une baisse de liberté d’expression soulignée par RSF
Le rapport 2025 de RSF met en lumière une « diminution de la liberté de ton des journalistes béninois », soulignant un climat de plus en plus restrictif pour les professionnels des médias. Selon l’organisation, cette baisse s’explique par un contexte dans lequel les journalistes éprouvent des difficultés à travailler en toute indépendance, sans crainte de représailles ou de pressions politiques.
RSF dans son rapport 2025, rappelle cependant que le paysage médiatique béninois reste relativement diversifié. De nombreux médias opèrent sur le territoire, mais leur capacité à exercer librement semble compromise par des obstacles structurels, notamment l’absence de grands groupes de presse économiquement viables. Ce manque de stabilité financière accroît la dépendance de certains médias à des intérêts politiques ou économiques, réduisant leur marge d’indépendance éditoriale.
Des défis structurels persistants pour les médias béninois
Outre les défis liés à la liberté d’expression, le rapport attire l’attention sur la fragilité économique du secteur médiatique au Bénin. L’absence de grandes entreprises de presse solides limite les moyens de production de l’information et la rémunération adéquate des professionnels. Cette précarité favorise l’autocensure et rend les rédactions plus vulnérables à l’ingérence extérieure.
