La comédienne béninoise Aurélie Guézo a obtenu une liberté provisoire sous caution à l’issue de son audience devant la CRIET, le jeudi 22 janvier 2026. Cette décision intervient après plusieurs semaines de détention préventive. L’affaire concerne une accusation de complicité présumée d’escroquerie via internet, dans un contexte judiciaire sensible marqué par la lutte contre la cybercriminalité.
Aurélie Guézo remise en liberté provisoire : décision de la CRIET
La décision de la CRIET marque une étape importante dans la procédure judiciaire visant la comédienne. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a accédé à la demande de mise en liberté provisoire, assortie d’une caution fixée à un million de francs CFA. Cette mesure permet à l’intéressée de comparaître librement, tout en restant à la disposition de la justice.
Après les débats à la barre, la Cour a estimé que certaines garanties étaient réunies. Toutefois, le dossier judiciaire reste ouvert. La procédure se poursuit donc, dans l’attente de nouveaux développements.
Les conditions de la remise en liberté provisoire d’Aurélie Guézo
La liberté provisoire accordée à Aurélie Guézo est conditionnée par le versement d’une caution financière. Le montant a été fixé à un million de FCFA, une somme supérieure à celle initialement suggérée par le ministère public. Cette caution vise à garantir la représentation de la prévenue devant la juridiction compétente.
Par ailleurs, la Cour a rappelé que cette mesure ne vaut pas relaxe. Ainsi, Aurélie Guézo demeure poursuivie dans cette affaire. Elle devra répondre aux convocations judiciaires. De plus, toute violation des conditions pourrait entraîner une révocation de la liberté provisoire.
Le rôle du ministère public dans la décision
Le ministère public n’a pas formulé d’opposition de principe à la remise en liberté provisoire. Le magistrat a néanmoins recommandé une caution, estimant nécessaire de maintenir une pression judiciaire. Cette position a pesé dans la décision finale de la CRIET.
En conséquence, la Cour a tranché après une suspension d’audience. Elle a retenu un montant plus élevé que celui proposé initialement. Cette décision reflète la prudence de l’institution face à des infractions liées au numérique.
Les faits reprochés à Aurélie Guézo au cœur de la procédure
L’affaire repose sur des accusations de complicité présumée d’escroquerie via internet. Aurélie Guézo est accusée d’avoir acheté une carte SIM, qui aurait ensuite été utilisée à des fins frauduleuses par un détenu incarcéré à la maison d’arrêt d’Abomey-Calavi.
Selon le parquet spécial, cette carte aurait servi à des activités de cybercriminalité. Cependant, la prévenue conteste toute intention frauduleuse. Elle affirme avoir ignoré l’usage illicite qui en aurait été fait.
A DECOUVRIR : Bénin : adoption d’une convention sur la cybercriminalité
La ligne de défense de la comédienne béninoise
Lors de ses différentes comparutions, Aurélie Guézo a reconnu l’achat de la carte SIM. Elle a toutefois nié l’avoir remise en main propre au détenu concerné. Elle a également expliqué avoir coupé la ligne une semaine après l’achat, sur le conseil d’un proche.
En outre, la comédienne a rejeté toute implication dans la rédaction de messages frauduleux. Elle a indiqué ne pas disposer des compétences nécessaires pour produire de tels contenus. Cette position a été maintenue de manière constante devant la Cour.
Les éléments examinés par la CRIET
La CRIET a examiné plusieurs éléments du dossier. Aucune preuve formelle de transfert d’argent n’a été établie sur la carte SIM incriminée. De plus, les investigations n’ont pas permis d’identifier des échanges directs entre la prévenue et d’éventuelles victimes.
L’avocat de la défense a insisté sur l’absence de bénéfice financier tiré de l’escroquerie présumée. Ces arguments ont contribué à convaincre la Cour d’accorder une liberté provisoire, en attendant la suite de la procédure.
Le dossier a été renvoyé au 26 mars 2026 pour continuation. D’ici là, Aurélie Guézo devra respecter strictement les conditions fixées par la CRIET, alors que l’affaire continue de susciter une forte attention dans l’opinion publique béninoise.
A LIRE AUSSI : Cybercriminalité au Bénin : Boni Richard Ouorou propose une politique de gestion efficace du phénomène
