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En larmes à la CRIET, Aurélie Guézo se défend des accusations de cybercriminalité, sa version

La comédienne béninoise Aurélie Guézo a comparu, jeudi 4 décembre 2025, devant la chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Les juges examinent un dossier d’escroquerie via internet qui implique l’actrice, placée en détention depuis le 30 octobre. Elle rejette fermement les faits et demande la clémence de la juridiction.

Les explications d’Aurélie Guézo face aux accusations

La première audience a permis d’exposer les éléments retenus par le parquet spécial. Les enquêteurs du Centre national d’investigations numériques affirment qu’un numéro de téléphone enregistré au nom de la comédienne aurait servi à arnaquer plusieurs citoyens. L’affaire concerne une usurpation d’identité liée à un institut public. Des plaintes concordantes ont déclenché l’ouverture de l’enquête.

Aurélie Guézo reconnaît connaître Alain Assogba, un détenu de la prison civile d’Adjagbo. Elle explique avoir été mise en contact avec lui par une sœur au début de l’année 2025. Il avait acheté des pagnes d’une valeur de 72 000 FCFA. Par la suite, elle dit avoir maintenu un lien amical et effectué plusieurs visites à la prison.

Elle affirme que le détenu lui a demandé son aide pour acheter une carte SIM. Il l’aurait contactée en disant que son téléphone avait été volé. Elle explique que le vendeur a refusé d’utiliser les empreintes digitales d’Alain Assogba. Elle a alors accepté d’utiliser sa pièce d’identité pour finaliser l’achat. Elle soutient avoir désactivé la carte une semaine plus tard après les avertissements de ses neveux, inquiets des risques juridiques liés à cette démarche.

Une audition marquée par les larmes et les supplications

À la barre, l’actrice s’est effondrée en larmes. Elle a parlé en fongbé pour implorer la clémence des juges. « Mikinklin Mizé Kèmi (je vous en supplie) », a-t-elle supplié, le visage marqué par l’angoisse. Elle insiste sur sa bonne foi et se dit victime d’une manipulation liée à sa confiance envers Alain Assogba.

Le président de la Cour souhaite clarifier les zones d’ombre concernant le rôle exact de la carte SIM, les communications effectuées et les liens entre les opérations frauduleuses et le numéro incriminé. La juridiction veut comprendre comment la carte a été utilisée après son activation et à quel moment les arnaques ont été commises.

Le dossier connaîtra une nouvelle étape le 22 janvier 2026. Aurélie Guézo devra répondre à d’autres questions sur ses relations avec le détenu et sur la chronologie précise des événements. Le public suit l’affaire avec attention, car l’actrice occupe une place importante dans l’univers culturel béninois, notamment au sein de la troupe Sèmako de Pipi Wobaho et Éléphant Mouillé. Cette procédure pourrait influencer durablement sa carrière.

A LIRE AUSSI : Bénin : la comédienne Aurélie Guézo placée en détention provisoire à la CRIET

Roseline GOUNDJO
Roseline GOUNDJO
Je suis Roseline Goundjo, journaliste rédactrice et je trouve plaisir dans la culture, la musique, la lecture et les voyages. Partie des appréciations des interautes sur mes différents écrits sur des sujets relatifs à la société, le People et les relations internationales, j'ai pris l'engagement de toujours les satisfaire.
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