mercredi, juillet 22, 2026
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Les appels à manifester peinent à mobiliser en Tanzanie

Des appels à manifester ont circulé en Tanzanie afin de réclamer une nouvelle Constitution et des poursuites contre les responsables des violences survenues après l’élection présidentielle d’octobre 2025. Si cette mobilisation a été largement relayée sur les réseaux sociaux, les craintes d’une nouvelle répression ont limité la participation, selon un spécialiste interrogé par RFI.

Une mobilisation centrée sur les réformes politiques

Les appels lancés pour la journée du 7 juillet demandaient l’adoption d’une nouvelle Constitution ainsi que la traduction en justice des responsables de la répression qui a suivi l’élection présidentielle d’octobre 2025.

D’après les informations relayées par RFI, cette répression aurait fait entre 500 et 2 000 morts, un bilan qui continue d’alimenter les revendications d’une partie de la population.

Les organisateurs de la mobilisation ont largement utilisé les réseaux sociaux pour encourager les citoyens à se rassembler autour de ces demandes de réformes institutionnelles et de justice.

Les menaces de répression pèsent sur la participation

Invité de l’émission Afrique Midi sur RFI, Jean-Claude Félix-Tchicaya, directeur du groupe Afrique à l’Institut de prospective et sécurité en Europe (IPSE), estime que le contexte sécuritaire a fortement influencé la mobilisation.

Selon lui, « les menaces de répression ont conduit de nombreuses personnes à rester chez elles », illustrant le climat de crainte qui entoure les rassemblements politiques dans le pays.

Cette analyse met en évidence les répercussions durables des événements d’octobre 2025 sur la vie publique tanzanienne. Le souvenir des violences continue de peser sur les initiatives citoyennes, alors que les appels à des réformes politiques demeurent au cœur des débats.

La mobilisation du 7 juillet témoigne ainsi de la persistance des attentes d’une partie de la population en faveur de changements institutionnels, dans un contexte où la question des libertés publiques reste étroitement liée aux enjeux de sécurité.

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