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Togo/Grande mobilisation contre la nouvelle Constitution : des questions en suspens pour 2025

Au Togo ce dimanche 15 septembre 2024, plusieurs organisations de la société civile togolaise se sont rassemblées à Vogan, à une cinquantaine de kilomètres de Lomé, pour un meeting de sensibilisation. L’objectif de cette mobilisation : informer et mobiliser la population contre la nouvelle Constitution promulguée par le président Faure Gnassingbé le 7 mai dernier. Malgré l’adoption de cette Constitution par les députés, de nombreuses questions subsistent quant à l’avenir politique du pays, notamment à l’approche de 2025.

Une Constitution contestée

La nouvelle Constitution adoptée par les députés sortants a marqué un tournant dans l’histoire politique du Togo. Ce texte, adopté bien après la fin du mandat des députés concernés, supprime l’élection présidentielle au suffrage direct et instaure un régime parlementaire. Cette transition du Togo de la IVᵉ à la Vᵉ République est actuellement en cours, et le délai d’un an prévu pour sa mise en œuvre fait l’objet de multiples questionnements.

David Dosseh, membre du front citoyen Togo Debout, s’est exprimé lors de cette mobilisation. Selon lui, cette nouvelle Constitution représente une véritable menace pour la démocratie togolaise, en laissant la porte ouverte à une présidence à vie. « Pour nous, 2025 sera un moment clé pour déterminer si nous entrons dans un régime parlementaire avec une présidence perpétuelle, ou si nous assistons à un retour à l’ordre constitutionnel », a déclaré le militant. Il a également soulevé des questions cruciales : « Qu’adviendra-t-il des élections présidentielles ? Est-ce que Faure Gnassingbé, déjà au pouvoir depuis près de deux décennies, se représentera pour un cinquième mandat ? ».

Des doutes sur le retour à l’ordre constitutionnel

Si la nouvelle Constitution instaure un régime parlementaire, elle ne clarifie pas ce que sera la prochaine étape pour le Togo. Les organisations de la société civile s’interrogent sur la sincérité du processus de transition. La suppression du suffrage direct et les pouvoirs accordés au président sont perçus comme des moyens de renforcer la position de Faure Gnassingbé au sommet de l’État.

En 2025, date à laquelle l’ancienne Constitution aurait pu imposer des élections présidentielles, les militants appellent à la vigilance. Ils estiment qu’il est nécessaire d’éclaircir si le président sortant compte briguer un cinquième mandat. Pour certains, cette nouvelle Constitution n’est rien de moins qu’un coup de force permettant de maintenir Faure Gnassingbé au pouvoir de façon indéfinie.

Brice Gnanhoui
Brice Gnanhoui
Passionné par le journalisme, je suis constamment à la recherche de la vérité et de l'information précise. Mon amour pour le sport, la technologie et la politique me pousse à explorer ces domaines avec une curiosité insatiable et une volonté de partager des histoires qui comptent. Je crois fermement que chaque sujet a une histoire à raconter, et je m'efforce de la raconter de la manière la plus captivante et la plus précise possible. Que ce soit en analysant les dernières tendances technologiques, en couvrant les événements sportifs les plus récents ou en déchiffrant le paysage politique complexe, mon objectif est toujours de fournir une perspective équilibrée et une analyse approfondie
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