Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, est traditionnellement marqué par des démonstrations d’affection et des festivités à travers le monde. Au Bénin, cette année, l’ambiance reste plus sobre que d’habitude, notamment dans des villes comme Cotonou et Bohicon. Les rues, habituellement ornées de rouge et de blanc, paraissent moins animées. Pour comprendre cette atmosphère, nous avons recueilli les impressions de quelques habitants.
Au Bénin, que signifie la Saint-Valentin?
Alain Coffi, quinquagénaire et père de famille recontré à Bohicon, exprime une certaine réserve face à cette célébration : « La Saint-Valentin est une fête païenne. Elle n’est pas chrétienne. Aujourd’hui, c’est la fête de la débauche. Les jeunes profitent pour faire du désordre. Ça n’a pas de sens cette fête. Si on aime quelqu’un, cela doit aboutir au mariage. Mais si on fête l’amour aujourd’hui et demain rien, ce n’est pas la peine ».
À l’inverse, Anasthasie Glèlè, sexagénaire et propriétaire de buvette à Bohicon, voit en cette journée une opportunité pour raviver les sentiments au sein des couples : « Les grandes personnes fêtent aussi la Saint-Valentin parce que c’est la fête des amoureux et l’Amour n’a pas d’âge. Donc, il n’y a pas d’âge donné pour fêter. Le 14 février permet d’une manière ou d’une autre aux couples de renouer les sentiments ».
Les jeunes entre célébration et dérives
Fabrice Zannou, la trentenaire, estime que la Saint-Valentin concerne toutes les générations : « La Saint-Valentin ne concerne pas que les jeunes. Ça concerne tout le monde. C’est une bonne chose qu’après un long moment, il faut encore dévoiler son amour à son ou sa partenaire ». Cependant, il reconnaît que les manifestations varient selon les âges.
Janvier Houenou, étudiant en journalisme rencontré à Cotonou, observe une tendance particulière chez certains jeunes : « Disons que c’est souvent une occasion de débauche pour les jeunes, qui la plupart estiment que c’est l’occasion de profiter des faveurs d’une femme qu’ils convoitent. Donc ils attendent la soirée du 14 février pour faire toutes les bêtises qu’ils n’ont pas toujours l’occasion de faire ».
