Les opérations de secours se poursuivent à la frontière entre le Népal et le Tibet après une crue d’une violence exceptionnelle. Au moins 273 personnes sont mortes et plus de 1 300 restent portées disparues, parmi lesquelles plusieurs centaines de ressortissants étrangers. Les recherches mobilisent d’importants moyens alors que certaines localités ont été englouties par les eaux, la boue et les débris.
Des centaines de touristes recherchés après la catastrophe
Vingt-quatre heures après la crue, les autorités népalaises étaient toujours sans nouvelles de 823 personnes. Au moins 270 décès ont été recensés au Népal.
Le bilan est également lourd du côté tibétain. Les médias d’État chinois font état de 558 disparus, dont 260 étrangers, après des torrents de boue ayant notamment enseveli Gyirong Port.
Les touristes représentent une part considérable des personnes recherchées. Au Népal, 517 ressortissants étrangers sont portés disparus : 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens figurent parmi eux. Quatre Français seraient également portés disparus.
La puissance des eaux a provoqué des destructions massives. Des bâtiments, autocars et infrastructures ont été emportés tandis que la crue balayait notamment la vallée de la rivière Trishuli, dans le district de Nuwakot, ainsi que celle de la Bhotekoshi.
« Des villages entiers et des marchés ont été rayés de la carte », a déclaré David Fisher, responsable au Népal de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
Une avalanche de neige et de roches parmi les pistes étudiées
Les autorités cherchent maintenant à comprendre l’origine de cette montée des eaux aussi soudaine que destructrice.
Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shishir Khanal, avance l’hypothèse d’une rivière temporairement obstruée avant une libération brutale des eaux vers l’aval. Des données satellitaires de Planet Labs examinées par l’Autorité nationale de réduction et de gestion des risques de catastrophe suggèrent qu’un « glissement de neige et de roches » à la frontière sino-népalaise pourrait avoir déclenché la crue.
Les secours restent concentrés sur la recherche des survivants. Du côté chinois, près de 800 secouristes et 150 véhicules, accompagnés de chiens renifleurs et de vedettes, ont été mobilisés.
Xi Jinping a demandé de faire de la recherche des disparus la « priorité absolue », tandis que le Premier ministre népalais Balendra Shah assure que l’État mobilise ses moyens et ses ressources.
Au Népal, les évacuations se poursuivent également dans les secteurs exposés. La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a commencé à acheminer couvertures, trousses de premiers secours, brancards et housses mortuaires.
Avec plus de 1 300 personnes toujours recherchées, le bilan humain pourrait encore évoluer. L’ampleur de la catastrophe place désormais les opérations de recherche au centre de la mobilisation des autorités népalaises et chinoises.
