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Mpox au Kenya : les autorités alertent sur une propagation dans 40 comtés

Le mpox au Kenya continue de progresser avec 1 298 cas confirmés et 19 décès au 6 septembre. Face à une circulation dans 40 des 47 comtés, les autorités renforcent la surveillance et appellent la population à rester vigilante.

Mpox au Kenya : sept comtés particulièrement exposés

La secrétaire principale chargée de la Santé publique, Mary Muthoni, estime que le virus représente toujours une menace pour le pays. Elle appelle à maintenir les efforts de prévention malgré les mesures déjà engagées.

Sept comtés présentent actuellement un risque particulièrement élevé. Mombasa arrive en tête avec 452 cas, devant Nairobi avec 320 et Busia avec 115. Makueni, Kiambu, Kilifi et Nakuru complètent la liste des zones les plus surveillées.

Plusieurs de ces territoires se trouvent sur d’importants corridors de transport ou à proximité de frontières. Cette situation favorise les déplacements de personnes et complique le contrôle des chaînes de transmission.

Deux nouveaux cas ont notamment été signalés à Nairobi et Machakos. Les autorités redoutent ainsi une poursuite de la circulation du virus au-delà des principaux foyers déjà identifiés.

Mombasa concentre plus du tiers des infections

Avec 452 infections recensées, Mombasa représente à elle seule près de 35 % des cas confirmés dans le pays. Nairobi concentre également une part importante du bilan national.

Cette répartition explique l’attention portée aux grands axes de déplacement. Mombasa constitue un important port et une porte d’entrée vers l’Afrique de l’Est. Nairobi concentre, de son côté, de nombreux déplacements nationaux et internationaux.

Le gouvernement demande notamment aux chauffeurs routiers venant de pays fortement touchés de consulter rapidement en cas de symptômes. Les établissements hôteliers sont aussi appelés à renforcer le nettoyage des surfaces et du linge.

Les autorités poursuivent parallèlement les contrôles aux frontières et le dépistage aux points d’entrée. L’objectif consiste à identifier rapidement les personnes susceptibles d’introduire de nouvelles chaînes de contamination.

Le sous-clade 1b circule dans le pays

Les analyses génomiques permettent également de préciser la nature de l’épidémie. Le séquençage de 257 échantillons a confirmé la présence du sous-clade 1b au Kenya.

Le mpox se transmet notamment lors de contacts physiques étroits avec une personne infectée. Le contact avec les lésions, les fluides corporels ou certains objets contaminés peut également favoriser la transmission.

Les autorités insistent donc sur l’hygiène et la consultation rapide en présence de symptômes. Elles veulent surtout éviter que des personnes infectées continuent leurs activités sans diagnostic et transmettent le virus à leur entourage.

La prévention ne repose toutefois pas uniquement sur les comportements individuels. Mary Muthoni a également demandé de maintenir la vaccination, la sensibilisation du public et la surveillance épidémiologique.

La priorité passe désormais par la transmission locale

Le nombre de comtés touchés constitue l’un des principaux signaux d’alerte. Avec des infections recensées dans 40 territoires sur 47, la réponse sanitaire ne peut plus se limiter aux frontières.

Le Kenya doit désormais détecter rapidement les foyers locaux et interrompre les chaînes de contamination. La surveillance communautaire devient donc aussi importante que le contrôle des voyageurs.

Cette mobilisation intervient alors que le système sanitaire kényan vient de traverser une grève nationale des infirmiers longue de 43 jours. Un accord conclu le 9 septembre doit permettre leur retour dans les établissements, après plusieurs semaines de fortes perturbations.

La reprise des services intervient donc à un moment sensible. Le pays doit simultanément améliorer la détection du mpox, assurer la prise en charge des malades et poursuivre les campagnes de prévention.

Avec 1 298 cas confirmés, la situation reste maîtrisable mais suffisamment étendue pour justifier l’alerte des autorités. L’évolution du mpox au Kenya dépendra désormais de la capacité à contenir les foyers présents dans les zones les plus exposées et à empêcher une transmission durable dans l’ensemble du pays.

Jacqueline OGOUBEYI
Jacqueline OGOUBEYI
Je me nomme Jacqueline OGOUBEYI, je suis journaliste et Rédactrice. J'aime beaucoup la danse, les voyages et la musique. Je m'engage à partager des informations vérifiées sur des sujets ayant trait à la société, le divertissement, la politique.
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