78eme session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies : Joe Biden appelé à se pencher sur la crise au Niger

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78eme session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies : Joe Biden appelé à se pencher sur la crise au Niger

Face à la crise politique au Niger, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a imposé des sanctions sévères. Cependant, ces mesures ont suscité une vive réaction de la part de plusieurs membres du Congrès américain, qui appellent à une révision urgente.

Une condamnation unanime de cinq démocrates influents

Sara Jacobs, Sydney Kamlager-Dove, James P. McGovern, Ilhan Omar et Joaquin Castro, tous membres influents du parti démocrate au Congrès américain, ont exprimé leur profonde préoccupation concernant les sanctions imposées par la CEDEAO au Niger. Dans une lettre adressée au Secrétaire d’État des États-Unis, Antony Blinken, et à l’Ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, ces personnalités politiques ont dénoncé la « cruauté » et le caractère « disproportionné » de ces sanctions.

Ils estiment que ces mesures violent non seulement les règles régionales et continentales, mais aussi celles des Nations-Unies et des États-Unis en matière d’aide humanitaire. Leur appel au président Joe Biden vise à engager lors de la 78e session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, les dirigeants et chefs d’Etats de la CEDEAO à revoir les sanctions contre le Niger.

Les conséquences humanitaires désastreuses des sanctions

Depuis le coup d’État du 26 juillet 2023 au Niger, les sanctions de la CEDEAO ont eu des répercussions dramatiques sur la population. L’approvisionnement en biens essentiels tels que les denrées alimentaires et les médicaments a été gravement perturbé. Selon la BBC Afrique, la situation humanitaire dans certaines régions du Niger s’est détériorée à un point tel que de nombreux pays ont commencé à fournir des aides d’urgence.

Les cinq démocrates ont souligné la nécessité d’inclure des exemptions humanitaires dans ces sanctions. Ils ont également rappelé l’importance du principe « Do no harm » (ne pas nuire), essentiel pour garantir que les mesures prises n’aggravent pas la situation des populations les plus vulnérables.

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