Les médias français France 24, RFI et TV5 Monde font face à une suspension de diffusion au Gabon, à la suite des élections générales dans le pays. La décision a été prise par la Haute Autorité de la Communication (HAC) gabonaise.
Une suspension justifiée ou une attaque à la liberté de la Presse ?
La suspension des médias France 24, RFI et TV5 Monde au Gabon a été justifiée par la Haute Autorité de la Communication (HAC) en raison d’un « manque d’objectivité et d’équilibre dans le traitement de l’information en lien avec les élections générales en cours ». Cette mesure soulève des interrogations sur la liberté de la presse dans le pays, car elle peut être perçue comme une tentative de restreindre les voix médiatiques indépendantes. Alors que la nécessité de la transparence dans la couverture électorale est cruciale, la suspension de ces médias internationaux soulève des doutes sur la capacité du gouvernement à tolérer des points de vue critiques.
Une tendance préoccupante ?
La suspension des médias français au Gabon n’est pas un incident isolé. Dans le passé, d’autres pays africains ont également pris des mesures similaires contre ces médias. Au Niger, après un coup d’État, RFI et France 24 ont été suspendues en ce mois d’août. Le Burkina Faso a également suspendu la diffusion de France 24 en mars. Cette tendance soulève des inquiétudes quant à la liberté de la presse sur le continent africain. Les médias jouent un rôle crucial dans la diffusion d’informations et dans la tenue des gouvernements responsables. La restriction de leur diffusion peut avoir un impact négatif sur l’accès à l’information et la démocratie.
Dans un communiqué ce dimanche 27 août 2023, RFI et France 24 ont exprimé leur incompréhension face à cette décision. « Après la journée de vote au Gabon lors des élections générales du samedi 26 août 2023, les autorités gabonaises ont décidé de suspendre provisoirement la diffusion de RFI et France 24, médias du groupe France Médias Monde. La chaine de télévision publique gabonaise l’a annoncé samedi en citant la haute autorité de la communication. Dans un communiqué, le groupe France Médias Monde «regrette et s’étonne de cette suspension provisoire, sans fondement […] qui prive les Gabonais de deux de leurs principales sources d’information fiables et indépendantes».
