En avril 2024, une prétendue équipe paralympique ghanéenne s’est rendue en Norvège, prétendant représenter le Ghana au marathon de la ville de Fjordkraft Bergen. L’équipe avait obtenu des visas de l’ambassade norvégienne à Accra et devait participer au tournoi d’Oslo le 27 avril 2024. Cependant, dès leur arrivée, des événements troublants ont commencé à émerger, suscitant des interrogations et une enquête approfondie.
Disparition mystérieuse
Selon une lettre d’Albert Kan-Dapaah, ministre ghanéen de la sécurité nationale, l’équipe n’a jamais procédé à son inscription au tournoi et tous ses membres se sont mystérieusement volatilisés. L’incident a rapidement pris une tournure encore plus grave lorsque Nana Antwi, un membre de l’équipe, a été arrêté le 26 avril pour avoir tenté de quitter la Norvège pour la Suède avec un billet de train aller simple. Cette arrestation a marqué le début d’une série d’événements encore plus alarmants.
Décès de l’entraîneur
Le 28 avril, George Gyamfi Gyasi, l’entraîneur de l’équipe, s’est effondré et a été hospitalisé à l’hôpital universitaire d’Oslo. Malheureusement, il est décédé le 17 mai 2024. La mort subite de l’entraîneur a ajouté une dimension tragique à cette affaire déjà complexe. La situation a encore empiré lorsque quatre membres de la famille de l’entraîneur ont été envoyés pour récupérer son corps, mais ils ont également pris la fuite.
Face à ces événements rocambolesques, le ministère ghanéen de la sécurité nationale, le ministère de la jeunesse et des sports, ainsi que la police, ont lancé une enquête pour déterminer les circonstances entourant cette affaire. Il apparaît que les membres de l’équipe ont utilisé leur participation présumée au tournoi comme prétexte pour entrer en Norvège, avant de disparaître une fois sur place.
L’affaire soulève des questions cruciales sur la sécurité des événements sportifs internationaux et la vérification des identités des participants. Elle met également en lumière les défis auxquels sont confrontées les autorités pour gérer les flux migratoires et prévenir les abus des systèmes de visa.
