Quelques jours seulement après avoir appelé les Camerounais à ne pas voter pour son père, Paul Biya, président du Cameroun depuis plus de 40 ans, sa fille Brenda Biya est revenue sur ses propos dans une nouvelle vidéo diffusée sur TikTok, ce dimanche 21 septembre. La rappeuse et influenceuse, connue sous le pseudonyme King Nasty, reconnaît avoir parlé sous l’effet de l’impulsivité et demande pardon au peuple camerounais ainsi qu’à sa famille.
Le mea culpa de Brenda Biya
Dans sa vidéo, Brenda Biya admet avoir commis une erreur en s’immisçant dans le débat politique. « La première erreur que j’ai faite, c’est de me mêler aux élections. La politique, je ne connais absolument rien », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter qu’elle aurait dû se taire plutôt que de s’exprimer sur des sujets qu’elle ne maîtrise pas.
Reconnaissant son tempérament impulsif, elle explique avoir réagi sous la colère, ce qui l’a conduite à des propos qu’elle regrette aujourd’hui. L’artiste a tenu à souligner son admiration pour ses parents : « Je trouve que mon père est un grand homme, un excellent candidat. J’ai toujours admiré son intellect et j’ai toujours voulu avoir le cœur de ma mère. ». Elle affirme désormais vouloir éviter de « mélanger les choses » et appelle ses abonnés à former leur propre opinion politique, sans se laisser influencer par ses déclarations.
Des excuses qui divisent les internautes
Si cette sortie se veut une autocritique et une tentative d’apaisement, elle ne convainc pas totalement l’opinion. Dans les commentaires qui accompagnent sa vidéo, de nombreux internautes doutent de la sincérité de ses excuses. Pour certains, Brenda Biya aurait agi sous la pression familiale, voire sous la menace, afin de rectifier le tir et protéger l’image de son père en pleine campagne pour un huitième mandat.
D’autres vont plus loin, estimant que ses propos étaient préparés à l’avance et qu’elle ne faisait que lire un texte écrit pour elle. Beaucoup affirment qu’elle pensait réellement ce qu’elle avait dit dans sa première vidéo, lorsqu’elle dénonçait la souffrance du peuple camerounais et sa volonté de s’affranchir de l’influence familiale.
Cette volte-face de Brenda Biya, au-delà de la polémique, révèle surtout le poids et la complexité de son rôle en tant que fille d’un président au pouvoir depuis des décennies, tiraillée entre sa liberté d’expression et les attentes imposées par son nom de famille.
