La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) a déclaré dans l’affaire opposant Léhady Soglo à l’État béninois, irrecevable la requête de l’ancien maire de Cotonou. Suspendu en 2017 et condamné à dix ans de prison en 2020, Soglo avait saisi la CADHP pour contester sa révocation et sa peine, fondant sa plainte sur la violation de ses droits consacrés par la charte de cette juridiction.
Léhady Soglo et la justice
Léhady Soglo, ex-maire de Cotonou, a vu son destin politique basculer en 2017 lorsqu’il a été suspendu de ses fonctions. Les ennuis judiciaires ont atteint un sommet en juillet 2020 avec une condamnation à dix ans de prison ferme pour abus de fonction par la Criet. Face à cette sentence, l’opposant béninois a décidé de porter son affaire devant la CADHP en mars 2021, cherchant à contester la révocation de ses fonctions et à obtenir la restitution de ses droits civils, civiques, ainsi que la liberté de circulation.
La CADHP déclare la requête irrecevable
Les arguments avancés par Léhady Soglo n’ont pas été convaincants. La CADHP a statué en faveur de l’État béninois, déclare irrecevable la requête de l’opposant. Cette décision fait suite à la plaidoirie du Bénin, qui soutenait que Soglo n’avait pas épuisé toutes les voies de recours internes disponibles avant de saisir la juridiction africaine.
La cour a ainsi refusé d’examiner le fond de l’affaire, se basant sur le non-respect des procédures juridiques nationales par Léhady Soglo avant de porter son cas devant la juridiction panafricaine, selon les informations de Libre-express.
Soglo, confronté à une impasse judiciaire, voit sa quête de réhabilitation dans ses droits civiques et sa liberté de mouvement compromise par le rejet de sa requête. Les avocats de Léhady Soglo pourraient être amenés à explorer d’autres recours ou à contester la décision de la CADHP.
