Vindicte populaire à kouandé : un père et ses deux enfants tués

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Drame

Dans le village de Niarissinra, situé dans la commune de Kouandé, une tragédie a secoué la communauté locale la nuit du vendredi 23 au samedi 24 février 2024. Trois membres d’une même famille, un père et ses deux enfants, ont été victimes de la vindicte populaire, accusés d’être les auteurs de plusieurs braquages qui ont terrorisé la région depuis deux ans.

Un climat de peur et d’accusation

Selon Bip radio, depuis deux ans, la commune de Kouandé est en proie à une vague de braquages violents, laissant derrière elle des victimes traumatisées et une communauté en quête de réponses. Le dernier incident en date, ayant conduit une victime aux soins intensifs à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta, semble avoir été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour les habitants de Niarissinra.

La tragédie s’est déroulée dans une atmosphère de tension palpable, où la colère et la frustration accumulées ont conduit à un acte irréversible. Les trois membres de la famille, déjà marqués par le sceau de la suspicion, n’ont pas eu la chance de prouver leur innocence ou peut-être jugés devant un tribunal. Leur destin a été scellé par une vindicte populaire impitoyable.

Une enquête en cours

Les corps des victimes reposent désormais à la morgue de Natitingou, selon la même source, en attendant que la lumière soit faite sur cette affaire sombre. Sur instruction du procureur près le tribunal de Natitingou, une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de ce drame et identifier les responsables de cet acte de justice populaire. Cette enquête représente un espoir de justice pour la famille endeuillée et une opportunité pour la société de réfléchir à ses réactions face à la criminalité.

Cet incident tragique met en lumière le phénomène de la justice populaire, souvent perçu comme un symptôme d’un système judiciaire perçu comme inefficace ou inaccessible par une partie de la population. La décision de prendre la loi en main reflète un sentiment d’impuissance et de désespoir face à une criminalité croissante et à l’absence de réponses adéquates des autorités.

La tragédie de Niarissinra doit servir de catalyseur pour une réflexion profonde sur les moyens de renforcer la confiance entre la communauté et les forces de l’ordre, ainsi que sur les mécanismes de justice. Il est impératif de travailler à la prévention de la criminalité par des approches inclusives et respectueuses des droits humains, tout en assurant une réponse judiciaire rapide et équitable aux actes criminels.

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