Les autorités béninoises ont lancé un appel urgent aux familles ayant abandonné les corps de leurs proches dans les morgues publiques et privées du pays. Dans un communiqué conjoint, publié le mardi 9 juillet 2024, les ministres de la Santé et de la Justice ont fixé un délai strict de 15 jours pour le retrait de ces corps.
Les raisons de l’ultimatum donné aux familles concernées
Le principal motif de cette décision réside dans la surcharge des morgues, causée par les corps non réclamés. Cette situation compromet les normes de conservation des corps. En effet, les formations sanitaires se retrouvent souvent en dépassement de leurs capacités d’accueil. Selon les ministres, la réglementation en vigueur stipule que l’inhumation doit se faire dans un délai de 30 jours après le décès, sauf prorogation exceptionnelle accordée par le Procureur de la République. Cependant, de nombreux corps restent sans réclamation pendant des mois, voire des années. C’est ce qui amène les autorités à envisager des mesures drastiques telles que l’inhumation collective pour libérer de l’espace.
Conformité aux dispositions réglementaires
Le communiqué rappelle également que cette décision s’aligne avec les dispositions réglementaires en vigueur. Le respect du délai de 30 jours pour l’inhumation vise à garantir un traitement digne et respectueux des défunts tout en maintenant des conditions sanitaires acceptables dans les morgues. Les autorités insistent sur le fait que ces mesures sont nécessaires pour éviter des situations de crise sanitaire et logistique. Les familles concernées ont donc jusqu’au 30 juillet 2024 pour récupérer les corps de leurs proches décédés. Passé ce délai, les autorités procéderont à l’inhumation collective des corps non réclamés. Cette démarche, bien que sévère, est jugée indispensable pour réguler l’utilisation des espaces dans les morgues et prévenir toute dégradation des conditions d’hygiène.
