Lors du 65e Sommet des Chefs d’État de la CEDEAO à Abuja, des rumeurs ont circulé concernant l’imposition de visas pour les ressortissants des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cependant, aucune décision de ce type ne figure dans le communiqué final du sommet. Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, a pris la parole sur la télévision publique malienne, ORTM, pour clarifier cette situation et dissiper les inquiétudes.
Réaction du ministre Abdoulaye Diop
Interrogé sur ORTM, Abdoulaye Diop a confirmé que le communiqué final du sommet de la CEDEAO ne mentionnait pas l’imposition de visas pour les populations de l’AES, composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Il a précisé que si ces rumeurs étaient fondées, elles démontreraient que certains dirigeants de la CEDEAO n’ont pas abandonné les anciennes méthodes. Cette clarification vise à rassurer les populations des pays concernés quant à leur libre circulation au sein de la région.
Le ministre malien a également critiqué certains dirigeants de la CEDEAO, les accusant d’utiliser ces rumeurs pour effrayer les populations et les opposer à leurs dirigeants respectifs. « Nous pensons que nos populations ne doivent pas servir de boucliers pour exercer une pression sur leurs dirigeants », a-t-il déclaré. Cette déclaration souligne l’importance de maintenir la confiance entre les gouvernements et les citoyens dans un contexte régional complexe.
Historique des relations entre la CEDEAO et l’AES
Les relations entre la CEDEAO et l’AES sont marquées par des tensions croissantes depuis la création de l’AES. Les trois pays membres de l’AES ont quitté la CEDEAO suite à des coups d’État et à des sanctions imposées par l’organisation sous-régionale. Ce départ a créé des frictions et des divergences sur la manière de gérer les crises politiques et sécuritaires dans la région.
Malgré les tensions, Abdoulaye Diop a réaffirmé que toutes les populations des pays membres de la CEDEAO sont les bienvenues au Mali. Cette déclaration vise à montrer que le Mali reste ouvert et accueillant, malgré les différends politiques. Le ministre a insisté sur l’importance de ne pas utiliser les populations comme levier politique et a appelé à une coopération régionale plus harmonieuse.
