La diplomatie ouest-africaine est au cœur des préoccupations avec les récentes déclarations du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, lors du Salon des médias du Mali. L’événement, qui a eu lieu ce dimanche 2 juin, a été marqué par une discussion sur le thème : « AES, quel avenir pour ses États membres ? ».
Le retrait irréversible de l’AES de la CEDEAO
Le ministre malien Abdoulaye Diop a réaffirmé la décision des trois pays membres de l’AES de quitter définitivement la CEDEAO. Il a souligné que cette décision est ‘’irréversible’’ et que les appels au dialogue de la part de la CEDEAO sont désormais trop tardifs. Abdoulaye Diop déplore le fait que, quand le Mali appelait la CEDEAO au dialogue, l’organisation ait endurci les sanctions contre les pays dirigés par les militaires. « On a été demandeur du dialogue qu’ils amènent aujourd’hui, n’est-ce pas trop tard ? Comment je vais parler à tous ceux qui viennent aujourd’hui dire il faut dialoguer, il faut admettre les erreurs commises et nous laisser prendre le chemin qu’on a pris », a déclaré le diplomate malien.
Une réponse à la demande de Bassirou Diomaye Faye
Cette sortie du ministre des affaires étrangères du Mali, est une réponse à la requête faite par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye lors de sa visite de ‘’prise de contact’’ à Bamako le 31 mai 2024. En effet, le chef d’État sénégalais a exprimé son optimisme quant à une éventuelle réconciliation entre la CEDEAO et les pays du Sahel. « Nous ne devons pas nous résigner et dire qu’on ne peut plus rien faire. Il y a des difficultés, il faut parler aux uns et aux autres, et les comprendre. Et, à partir du niveau de compréhension et des écarts de position, voir ce qu’il est possible de bâtir à partir du socle qui est existant ». « Je ne désespère pas de voir la CEDEAO repartir sur des bases nouvelles qui nous évitent la situation que nous traversons aujourd’hui », a-t-il déclaré.
