Le samedi 1er juin 2024, l’abattoir de Port Bouet à Abidjan a assisté à de violents affrontements entre les bouviers et les autorités du District Autonome d’Abidjan. Ces événements ont été déclenchés par la délocalisation controversée du parc à bétail vers un nouveau site à Adjamé. Plusieurs arrestations ont été faites.
Tensions et délocalisation
Depuis plusieurs mois, les autorités du District Autonome d’Abidjan travaillent à réorganiser l’urbanisme de la ville pour améliorer la circulation vers Grand Bassam. L’occupation anarchique des bouviers sur la voie publique, déjà encombrée par les travaux d’aménagement du carrefour AKWABA, a posé des problèmes de circulation. Pour remédier à cela, un site de 15 hectares à Adjamé a été aménagé pour accueillir le parc à bétail. Malgré une concertation avec les acteurs de la filière, la décision de délocalisation n’a pas fait l’unanimité, et un groupe minoritaire de bouviers a choisi de s’opposer à la violence.
Le samedi 1er juin, les tensions ont culminé avec des attaques contre des agents du District et des fonctionnaires de police venus superviser le déménagement. Des actes de violence ont été commis, dont des caillassages de bus de la SOTRA, l’incendie de véhicules de police et d’autres dégâts matériels importants. Face à cette escalade, le District Autonome d’Abidjan a réagi avec fermeté, condamnant ces actes et annonçant des mesures judiciaires contre les fauteurs de troubles. Les autorités ont également exprimé leur détermination à poursuivre le processus de délocalisation malgré l’opposition violente d’une minorité.
Plus de 20 personnes ont été arrêtées pour destruction de biens publics et agression contre les forces de l’ordre. Elles ont été placées en garde à vue.
