AES : l’Occident doit-il avoir des craintes ?  

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AES : l’Occident doit-il avoir des craintes ?  

Dans les coulisses de la scène politique africaine, une initiative économique d’ampleur prend forme. Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tchiani, respectivement représentants du Mali, du Burkina Faso et du Niger, travaillent de concert au sein de l’Alliance Économique Sahélienne (AES) pour mettre en place une stratégie audacieuse. Cette collaboration vise à créer un environnement économique harmonieux, favorisant le développement et l’autonomie des nations sahéliennes.

Une réunion d’experts stratégique

L’Alliance Économique Sahélienne (AES) a vu le jour le 16 septembre 2023, réunissant les forces économiques du Mali, du Burkina Faso et du Niger. L’objectif déclaré est de promouvoir l’intégration économique et financière au sein de cette alliance régionale. Cette ambition a récemment pris forme lors d’une réunion d’experts à Bamako, où les représentants des trois pays ont échangé des idées et élaboré une stratégie commune.

En marge de la visite du président de la transition au Niger, Abdourahamane Tchiani, et du Premier ministre burkinabè, Apollinaire Joachim Kyélem, une réunion d’experts a eu lieu à Bamako pour discuter des contours de l’avenir économique de l’Alliance. Les experts des trois pays ont évalué les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces qui pèsent sur l’initiative. Cette réunion stratégique a jeté les bases d’une proposition soumise aux ministres des finances des trois nations lors de leur première réunion, le 25 novembre.

Lors de cette réunion des ministres des finances, plusieurs axes de développement économique ont été abordés. Parmi les sujets à l’ordre du jour figuraient le commerce et la circulation des personnes et des biens au sein de l’Alliance, la sécurité alimentaire et énergétique, la transformation industrielle, le potentiel et les perspectives, ainsi que les questions de financement, d’intégration économique, d’inventaire réglementaire et de réformes nécessaires.

Un coup dur pour l’Occident ?

Une des décisions phares qui a émergé de ces discussions est la volonté de créer un espace économique commun entre le Burkina Faso, le Niger et le Mali. Cette initiative, si elle se concrétise, marquerait un changement significatif dans la dynamique économique de la région, mettant l’accent sur l’autonomie et la coopération régionale.

Le plan de création d’un fonds de stabilisation et de la banque d’investissement AES, accompagné du rejet du franc CFA, est une annonce audacieuse qui pourrait représenter un coup dur pour l’occident. Les membres de l’Alliance expriment ainsi leur volonté de se libérer des liens monétaires qui ont souvent été perçus comme héritage du colonialisme.

L’Alliance Économique Sahélienne, à travers ces propositions ambitieuses, aspire à insuffler une nouvelle dynamique économique dans la région. Les ministres des finances des trois pays s’engagent à renforcer la coopération pour atteindre des objectifs communs, tout en cherchant à diversifier les sources de financement pour assurer la stabilité financière dans des périodes de chocs économiques.

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