mercredi, juillet 22, 2026
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Centrafrique : des documents électoraux sensibles dérobés au Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel de la République centrafricaine a été la cible d’un cambriolage dans la nuit du 6 au 7 juillet à Bangui. Le bureau de la vice-présidente de l’institution, Sylvie Naïssem, a été saccagé et plusieurs équipements informatiques contenant des données liées aux opérations électorales ont été emportés, dans un contexte marqué par des recours après les dernières élections législatives.

Le bureau de la vice-présidente ciblé lors du cambriolage

Selon les premiers éléments communiqués, les auteurs du cambriolage ont emporté une somme d’argent, des effets personnels, quatre ordinateurs, des clés USB ainsi que des disques durs externes renfermant des informations sensibles sur les opérations électorales en cours.

À son arrivée sur les lieux, la vice-présidente du Conseil constitutionnel a découvert un bureau entièrement saccagé.

« Arrivée sur les lieux, j’ai constaté que non seulement le bureau avait été cambriolé, mais qu’il avait aussi été saccagé, vandalisé. Ce qui retient un peu l’attention, c’est que nous sommes au nombre de onze juges constitutionnels. Et c’est précisément mon seul bureau qui a été cambriolé. », a déclaré Sylvie Naïssem.

Le fait que seul son bureau ait été visé suscite de nombreuses interrogations au sein de l’institution.

Une enquête ouverte dans un contexte de contentieux électoraux

Le cambriolage intervient alors que le Conseil constitutionnel examine plusieurs recours liés au second tour des élections législatives et aux élections partielles. Le pays prépare également un nouveau scrutin dans les circonscriptions où les résultats ont été annulés.

Cette affaire soulève d’autant plus de questions que le siège du Conseil constitutionnel bénéficie d’un important dispositif de sécurité.

« Il y a un dispositif sécuritaire qui est assez musclé. Comment se fait-il que les cambrioleurs puissent avoir accès à mon bureau alors qu’il y a un dispositif sécuritaire assez impressionnant ? Les supports informatiques ont été emportés et, avec eux, toutes les conséquences que cela implique. », a ajouté Sylvie Naïssem.

Les circonstances de cette intrusion et les motivations des auteurs restent inconnues à ce stade. Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête afin d’établir les responsabilités et de déterminer si le vol des équipements informatiques est lié aux procédures électorales actuellement en cours en République centrafricaine.

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