Le rappeur Booba a été placé en garde à vue à Paris après une plainte déposée par le chanteur Gims pour des faits de harcèlement moral et cyberharcèlement. C’était ce mercredi 15 octobre 2025. Une affaire qui met en lumière l’escalade de tensions entre les deux artistes, déjà marquée par plusieurs affrontements publics sur les réseaux sociaux.
Un conflit qui dure depuis six ans
Depuis plusieurs années, Booba et Gims se livrent une guerre médiatique, principalement sur les réseaux sociaux. Le point culminant de cette bataille a été atteint en août 2025, lorsque Gims, accompagné de sa compagne Demdem, a porté plainte contre Booba, l’accusant de les harceler depuis six ans. Selon les plaignants, les attaques de Booba, encouragées par ses fans, ont créé une situation de cyberharcèlement « effroyable ». Le rappeur aurait pris pour cible le physique de Gims, allant jusqu’à publier des insultes dans ses messages en ligne. Parmi les propos incriminés, on peut citer : « Tu ressembles à une croquette pour chat sale sorcier ». Dans ses chansons, Booba ne se prive pas de mentionner Demdem, la compagne de Gims, en des termes très suggestifs, ce qui ajoute une touche personnelle à cette rivalité qui dépasse largement les frontières de la musique.
Malgré ces accusations, les avocats de Booba défendent vigoureusement la liberté d’expression, soulignant que les propos tenus sur les réseaux sociaux font partie de son art et de sa liberté créative. Cependant, pour Gims et sa compagne, ces attaques vont au-delà de la simple polémique, créant un climat toxique et dangereux, amplifié par les millions de personnes suivant le rappeur sur les plateformes sociales.
Booba déjà impliqué dans une affaire de harcèlement
Cette nouvelle plainte n’est pas la première fois que Booba se retrouve dans le collimateur de la justice pour des accusations de harcèlement. En 2023, le rappeur avait déjà été mis en examen pour harcèlement moral aggravé envers l’influenceuse Magali Berdah. Ce dernier s’était engagé dans une croisade publique contre les influenceurs aux pratiques commerciales trompeuses, avec Berdah comme cible principale. Bien que l’enquête pour pratiques commerciales trompeuses à son encontre ait été classée sans suite, cela n’a pas empêché Booba de se retrouver à nouveau face à la justice.
En décembre 2025, le rappeur sera également jugé pour des accusations d’injures racistes et de cyberharcèlement envers une journaliste, ainsi que pour des injures racistes à l’égard d’un essayiste. À la fin de sa garde à vue, Booba pourrait être remis en liberté ou présenté à un magistrat pour de possibles poursuites. L’affaire continue de faire grand bruit, avec les avocats des deux parties restant discrets sur les détails de l’enquête.