La rencontre entre le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, et plusieurs artistes le weekend écoulé, suscite un vif débat. Si certains saluent une ouverture vers le monde artistique, d’autres dénoncent une manœuvre politique.
La culture togolaise au cœur des échanges ?
Le week-end écoulé à Lomé, Faure Gnassingbé a convié plusieurs artistes togolais à une séance de discussions autour des enjeux du secteur musical. Parmi les invités, on comptait Masta Just du groupe Toofan, Senzaa, Tony X, Sethlo et Mic Flammez. Selon la presse locale, les échanges ont porté sur les défis que rencontrent les acteurs culturels ainsi que sur les moyens de préserver et promouvoir l’identité culturelle togolaise.
Cette ouverture est perçue par certains comme un geste fort, surtout de la part d’un président du Conseil souvent critiqué pour son manque d’implication dans le domaine culturel. Pour les partisans de Faure Gnassingbé, il s’agit d’un signe positif et d’une reconnaissance du rôle des artistes dans le rayonnement national et international du Togo.
Des critiques sur un possible calcul politique
Mais sur les réseaux sociaux et dans une partie de l’opinion publique, le ton est tout autre. Plusieurs internautes et commentateurs estiment que cette rencontre a des allures de stratégie politique, visant à séduire la jeunesse et à renforcer l’influence du pouvoir à travers des figures populaires.
Un journaliste a révélé que la Fédération togolaise de musique (FTM) n’avait pas été informée de cette initiative selon ses recherches. Pour certains, cette omission jette le doute sur le véritable objectif de la rencontre. “Si l’intention était réellement de promouvoir la culture, pourquoi écarter l’instance officielle qui représente les artistes ?”, s’interrogent des voix critiques.
