Togo : plusieurs civils tués dans une attaque à l’engin explosif improvisé à Bonzougou

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08 morts dans une nouvelle attaque terroriste au Togo 

Le Togo a été une nouvelle fois victime d’une attaque tragique perpétrée par des djihadistes. Le mardi 18 juin 2024, aux environs de 17 heures, un tricycle transportant quatre personnes revenant des champs a sauté sur une mine artisanale (IED) à Bonzougou, une localité située à 22 km au sud-est de Mango. L’attaque a fait quatre victimes, dont deux jeunes filles mineures et un enseignant. C’est la première fois que de telles incursions terroristes ont lieu dans la région de l’Oti, au sud de la région des Savanes.

Une situation sécuritaire dégradée

La préfecture de Kpendjal, auparavant épicentre des activités des groupes armés djihadistes, a connu une recrudescence des attaques. Les djihadistes s’infiltrent sur le territoire togolais en provenance du Burkina Faso, où la situation sécuritaire est de plus en plus préoccupante en raison des récentes attaques contre l’armée burkinabé. Cette attaque à Bonzougou montre une extension des opérations terroristes plus au sud, touchant désormais la région de l’Oti.

Les conséquences de ces incursions sont tragiques. Les quatre victimes de l’explosion à Bonzougou illustrent la brutalité des attaques. « Les civils, y compris des enfants, sont souvent les premières victimes de ces attaques aveugles », a déclaré une source locale. La présence accrue de groupes armés met en péril la vie quotidienne des habitants et entrave le développement de la région.

L’opération Kondjouaré pour contrer la menace

Pour faire face à cette menace croissante, le Togo a mis en place l’opération « Kondjouaré », visant à contenir les incursions djihadistes. Cette opération bénéficie du soutien d’instructeurs biélorusses, initialement basés à Nassablé (un quartier de Dapaong) et désormais présents dans le Kpendjal. Ces instructeurs pilotent des hélicoptères pour surveiller et sécuriser la zone. Cependant, malgré ces efforts, l’insécurité demeure préoccupante, comme le montre le récent écrasement d’un hélicoptère dans le camp Nipourma.

Depuis quatre mois, des mercenaires du groupe de sécurité turc SADAT, également présents au Mali, sont visibles dans la région. Ces mercenaires s’activent à construire une base militaire dans la zone. Selon plusieurs sources, ils ont des visées sur la mine de manganèse de Nayega. Leur présence renforce les capacités militaires locales, mais suscite également des inquiétudes quant à l’impact de ces forces étrangères sur la stabilité régionale. « La présence des mercenaires turcs pourrait compliquer davantage la situation sécuritaire, déjà fragile », a commenté un analyste de la sécurité.

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