Le président de transition du Niger, le Général Tiani, a décidé de prendre des mesures drastiques contre les complices d’actes de terrorisme. Dans une ordonnance signée le 27 août 2024, Tiani a annoncé la création d’un fichier national pour recenser toute personne soupçonnée de collaborer avec des groupes terroristes. Cette mesure prévoit également le retrait définitif de la nationalité nigérienne pour les individus reconnus coupables de telles collaborations.
Un durcissement de la politique antiterroriste au Niger
La décision du Général Tiani de retirer la nationalité nigérienne à tout complice de terrorisme s’inscrit dans un contexte de lutte acharnée contre l’insécurité qui gangrène le Niger. En effet, depuis plusieurs années, le pays est en proie à une insécurité croissante due aux activités des groupes terroristes, notamment dans les régions frontalières avec le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Le gouvernement de transition, dirigé par Tiani depuis le coup d’État de 2023, semble déterminé à renforcer les mesures de sécurité et à adopter une approche plus ferme contre les menaces terroristes.
Le retrait de la nationalité est une mesure extrême, rarement utilisée par les gouvernements, et qui symbolise la volonté de Tiani de ne laisser aucune marge de manœuvre aux individus complices de terrorisme. Selon lui, cette mesure est nécessaire pour protéger l’intégrité du Niger et envoyer un message fort aux terroristes et à leurs soutiens.
Dans le cadre de cette nouvelle politique, un fichier national a été créé pour inscrire toute personne reconnue coupable de complicité avec des groupes terroristes. Ce registre, qui sera maintenu par les forces de sécurité nigériennes, permettra de surveiller de près les activités de ces individus et d’empêcher leur participation à toute forme de vie civile ou politique. En d’autres termes, être inscrit sur ce fichier reviendra à une forme de bannissement interne, limitant considérablement les droits et libertés des personnes concernées.
