Stéphanelle, l’influenceuse camerounaise basée à Abidjan, a publié un message poignant sur les réseaux sociaux ce lundi 23 septembre 2024, exprimant son exaspération face à l’attitude de certains de ses compatriotes camerounais. Dans ce texte, elle s’attaque à l’hypocrisie, la jalousie et la médisance dont elle estime être victime, en tant que personnalité publique. Ses propos, aussi directs que tranchants, révèlent une profonde frustration face aux critiques incessantes qu’elle subit, malgré ses efforts pour réussir.
La réussite perçue comme une offense
Dans son message, Stéphanelle déplore le fait que, dans son pays d’origine, le succès semble plus déranger qu’il n’inspire. « Un pays où, lorsque tu réussis en travaillant, ça fait plus mal qu’autre chose », écrit-elle. Pour elle, la réussite professionnelle et personnelle, obtenue de manière honnête, est constamment remise en question par ses compatriotes. Cette situation devient encore plus insupportable, car selon l’influenceuse, ceux qui n’ont rien de négatif à dire sur elle finissent par inventer des histoires. Elle illustre ainsi la méfiance et la suspicion dont sont souvent victimes les personnes publiques qui réussissent dans leur domaine. Stéphanelle critique également la tendance à associer l’apparence physique des femmes à des activités peu honorables. « Un pays où, quand tu as un beau physique, direct, tu es une vendeuse de piment », s’indigne-t-elle. Ce cliché, qui stigmatise les femmes pour leur apparence, traduit selon elle une jalousie omniprésente, alimentée par une mentalité rétrograde et superficielle.
Le statut d’influenceur semble être un fardeau pour Stéphanelle, qui évoque les attaques répétées dont elle fait l’objet à cause de ce titre. « Quand on t’attaque, personne ne voit parce que tu as le titre d’influenceur qui fait mal », explique-t-elle. Elle critique le fait que, dès qu’elle se défend face à des accusations infondées, ses détracteurs se liguent contre elle. Ce phénomène, qu’elle qualifie de « haine infondée », s’explique selon elle par la jalousie que suscite sa réussite, alors qu’elle-même avoue encore être en pleine quête de soi.
Elle insiste également sur le fait que dans ce climat, la vérité est souvent mal accueillie. « Quand tu as un peu réussi et que tu décides de dire une vérité, tout le monde va être contre toi », affirme-t-elle. Pour Stéphanelle, ce rejet est lié à l’idée que sa place ne serait pas légitime, et que sa réussite serait le fruit de pratiques douteuses, comme le suggère l’accusation récurrente selon laquelle elle aurait « donné les fesses » pour réussir.
L’appel à une introspection nationale
Dans la conclusion de son message, Stéphanelle interpelle ses compatriotes camerounais, les appelant à examiner leur propre vie avant de critiquer celle des autres. Elle dénonce l’hypocrisie ambiante, en soulignant que les mêmes personnes qui critiquent sont souvent celles qui souhaitent fuir leur propre situation. Pour elle, le succès n’est pas perçu comme une source de fierté, mais plutôt comme une occasion de rabaisser et de nourrir une jalousie malsaine.
« Une chose est sûre, mon message est clairement passé », conclut-elle, exprimant ainsi sa détermination à ne plus se laisser atteindre par ces critiques. Ce message de Stéphanelle résonne comme un cri du cœur, une tentative d’éveiller les consciences et de dénoncer les attitudes toxiques qui empêchent les jeunes Camerounais de s’épanouir pleinement dans leurs ambitions.
