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Stéphanelle se livre : « mon père m’a dit ‘’tu peux faire comme Nathalie p@rno’’ »

Dans un entretien exclusif accordé à Canal+ Afrique, l’influenceuse camerounaise Stéphanelle s’est exprimée sans détour sur la relation compliquée qu’elle entretient avec son père. Elle a partagé son enfance marquée par un manque d’affection paternelle et comment une conversation choquante pendant le confinement a scellé sa décision de couper les ponts avec lui. À travers son témoignage, elle délivre un puissant message sur l’importance de la communication familiale et la force de l’amour propre.

Un amour paternel manqué

Stéphanelle a grandi dans un foyer où l’affection paternelle était absente. Elle se souvient de son enfance comme d’une période où elle cherchait désespérément à obtenir l’amour et l’approbation de son père, sans jamais réussir à les trouver. Cette quête d’affection est restée un combat intérieur pour la jeune femme, qui a grandi avec cette blessure. Elle explique que cette absence de reconnaissance de la part de son père a forgé en elle une détermination à prouver sa valeur, même si cela a été un processus douloureux.

Le confinement dû à la pandémie de COVID-19 a été un moment charnière pour Stéphanelle. Avant la crise sanitaire, elle travaillait comme hôtesse, un métier qui l’amenait à participer à de nombreux événements. Lorsque le confinement a été imposé, tous les événements ont été annulés, laissant Stéphanelle sans emploi et sans ressources financières. Dans un moment de désespoir, elle s’est tournée vers son père pour lui demander une aide financière de 100 000 francs CFA, une somme modeste pour subvenir à ses besoins essentiels.

Cependant, la réponse de son père a été un véritable choc : « Tu es une belle femme, tu peux faire comme Nathalie por_no. Tu es faite pour ça ! Donc vas-y fait le ! Si les hommes ne te donnent pas l’argent, ça veut dire que c’est toi qui leur donne l’argent ». Cette réponse dégradante a été le point de rupture pour Stéphanelle. Ce jour-là, elle a pris la décision de ne plus jamais dépendre de son père, ni de lui demander quoi que ce soit. Elle a décidé de garder ses principes intacts, malgré la douleur et les difficultés qu’elle pouvait rencontrer.

« Je ne vais jamais me vendre ! », Stéphanelle

Après cette conversation, Stéphanelle a fermé la porte de son cœur à son père. Pour elle, il s’agissait de protéger son intégrité et de ne pas céder à la tentation de se vendre, comme son père le lui avait suggéré. Elle s’est fait une promesse : réussir par elle-même, sans jamais donner à son père la satisfaction de la voir échouer ou de la voir renoncer à ses valeurs. « Ce jour-là, je me suis promise que tous les principes que j’ai gardé, je vais les garder encore plus fort que jamais ! Je ne vais jamais me vendre ! Je ne vais jamais lui donner cette joie là parce qu’il avait besoin de se convaincre que j’étais un ma_uvais enfant pour justifier le fait qu’il ne prenne pas soin de moi. Donc je ne veux pas lui donner raison. Et c’est jour là que j’ai fermé la porte de mon cœur à mon père. Peut-être qu’aujourd’hui, il va l’apprendre, mais je m’étais promis de ne jamais rien lui demander, de réussir de moi même ! », a-t-elle déclaré.

À travers son témoignage, Stéphanelle envoie un message fort à tous les parents et à toutes les jeunes filles. «  Moi, je conseillerai aux parents de vraiment être regardant par rapport aux enfants, d’être attentionnés et de beaucoup discuter. N’aillez pas peur par exemple que lorsque votre fille a 15ans, de lui dire  » tu sais, il y’a des contraceptifs, il y’a les pilules, le préservatif, le metabenol… » Plus tu communiques, plus tu protège ton enfant. Ne soyez pas trop durs avec ces enfants là, la communication est la meilleure des éducations. Et pour les jeunes filles de mon âge, mes petites sœurs, travaillez! Croyez en vous! Moi j’ai cru en moi, et je crois en moi, raison pour laquelle je suis ici ! Ne virez pas vers la facilité, il y’a les maladies dehors! Et pensez à l’avenir, et une dernière chose, il faut avoir un truc sur quoi s’accrocher. Moi j’ai eu l’amour de mon grand-père et je le dis fièrement. Donc je ne peux pas faire certaines choses dont il ne sera pas fier et moi aussi, je serai pas fière ».

Roseline GOUNDJO
Roseline GOUNDJO
Je suis Roseline Goundjo, journaliste rédactrice et je trouve plaisir dans la culture, la musique, la lecture et les voyages. Partie des appréciations des interautes sur mes différents écrits sur des sujets relatifs à la société, le People et les relations internationales, j'ai pris l'engagement de toujours les satisfaire.
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