AccueilPeopleH@mos@x@alité en Côte d’Ivoire : la légende Meiway prend position

H@mos@x@alité en Côte d’Ivoire : la légende Meiway prend position

Le doyen de la musique ivoirienne, Meiway, a récemment exprimé son mécontentement face à la montée du phénomène des Woubis, un terme péjoratif utilisé pour désigner les h@mos@x@alité en Côte d’Ivoire. Au cours d’une prestation, l’artiste a fait une pause pour aborder ce sujet sensible, partageant sa vision et réaffirmant son opposition à l’h0m0s3xµalité. Ses déclarations ont enflammé le débat, déjà largement discuté dans le pays.

Une scène symbolique pour un message fort

Alors qu’il était en pleine prestation, Meiway a surpris son public en invitant plusieurs couples à monter sur scène. Ce geste n’était pas anodin, car l’artiste voulait transmettre un message clair sur l’importance de l’hétérosexualité. « Voici comment on fait des enfants. Mais si vous êtes Woubis ou Lélé, comment ferez-vous des enfants ? » , a-t-il lancé à la foule, en soulignant que selon lui, la procréation ne peut se faire que dans un cadre hétérosexuel. Cette déclaration, accueillie par les acclamations du public, s’inscrit dans une rhétorique qui semble largement partagée en Côte d’Ivoire, où l’h@mos@x@alité reste un sujet tabou.

Meiway a poursuivi en affirmant que sa critique ne visait pas les personnes divorcées, mais bien celles qu’il considère comme s’écartant de la norme hétérosexuelle. Ce discours, fortement applaudi par ses fans, témoigne de la place prépondérante que les valeurs traditionnelles continuent d’occuper dans la société ivoirienne.

Un débat déjà alimenté par les figures publiques

Le discours de Meiway rejoint celui de plusieurs figures publiques ivoiriennes qui se sont également exprimées sur le sujet. Le député Assalé Tiemoko a récemment pris position, en rappelant les droits des h0m0s3xµels en tant que citoyens protégés par la loi, tout en précisant que la société ivoirienne majoritairement ne tolère pas cette orientation. Selon lui, bien que l’h0m0s3xµalité ne soit pas explicitement interdite en Côte d’Ivoire, elle n’est pas non plus légalisée, ce qui crée un flou juridique.

« Il ne faut pas que les gens portent atteinte à l’intégrité physique des h0m0s3xµels », a déclaré Assalé Tiemoko. Le député a rappelé que toute personne victime de violence, qu’elle soit h0m0s3xµelle ou non, a le droit de porter plainte. Toutefois, il a également averti que les h0m0s3xµels ne devraient pas s’attendre à une acceptation sociale généralisée, en raison de la résistance majoritaire au sein de la population.

Roseline GOUNDJO
Roseline GOUNDJO
Je suis Roseline Goundjo, journaliste rédactrice et je trouve plaisir dans la culture, la musique, la lecture et les voyages. Partie des appréciations des interautes sur mes différents écrits sur des sujets relatifs à la société, le People et les relations internationales, j'ai pris l'engagement de toujours les satisfaire.
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