Le Sénégal a officiellement accueilli son cinquième président, Bassirou Diomaye Faye, qui a prêté serment lors d’une cérémonie solennelle ce mardi 2 avril 2024. Peu de temps après son installation, Faye a nommé Ousmane Sonko, ancien opposant, figure principale de son élection le 24 mars, au poste de Premier ministre.
Une nomination déjà attendue
La nomination d’Ousmane Sonko au poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye ne surprend personne. Sonko, une figure clé de l’opposition et candidat majeur à l’élection présidentielle, avait proposé la candidature de Faye après l’invalidation de la sienne, en raison de sa condamnation. La campagne électorale ayant conduit à l’élection de Diomaye Faye a été faite sur influence d’Ousmane Sonko. Les nombreux partisans de Sonko ont voté leur leader à travers la personne de Diomaye Faye. Arrivé au pouvoir, c’est la moindre des choses que Faye puisse faire pour montrer sa reconnaissance à Sonko, selon de nombreux observateurs.
Un régime pour le changement systémique
Bassirou Diomaye Faye, âgé de 44 ans, a prêté serment dans une atmosphère chargée d’émotion, promettant un changement systémique, la souveraineté nationale et l’apaisement. Sa victoire éclatante lors de l’élection présidentielle exprime le désir profond du peuple sénégalais de voir émerger une nouvelle ère politique, marquée par la justice, la démocratie renforcée et une gouvernance transparente.
Faye, haut fonctionnaire de l’administration des impôts, a énoncé la baisse du coût de la vie, la lutte contre la corruption et la réconciliation nationale comme ses priorités. Sa vision d’un Sénégal d’espérance et de paix, avec une justice indépendante, suscite des attentes élevées parmi la population, notamment les jeunes confrontés au chômage et à la pauvreté.
En tant que fervent panafricaniste, Bassirou Diomaye Faye souhaite renforcer les liens avec les pays voisins et promouvoir la coopération régionale. Sa volonté de ramener certains pays sahéliens dans la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) témoigne de son engagement envers la stabilité et la sécurité de la région. Sa relation avec les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée souligne sa volonté de jouer un rôle actif dans les affaires africaines.
