Une maladie mystérieuse aux symptômes grippaux a récemment émergé dans la province du Kwango, à l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC), entraînant la mort de dizaines de personnes, principalement des femmes et des enfants. Les autorités sanitaires locales, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), s’efforcent d’identifier l’origine de cette épidémie et de contenir sa propagation.
Symptômes alarmants et propagation rapide
Depuis la fin octobre 2024, les localités de Panzi, Kamucheke et Mukanza sont le théâtre d’une épidémie inconnue présentant des symptômes similaires à ceux de la grippe, tels que fièvre élevée, maux de tête intenses, toux et anémie. Selon le vice-gouverneur de la province, Rémy Saki, 143 décès ont été enregistrés au 2 décembre. Le ministre provincial de la Santé, Apollinaire Yumba, a précisé que la majorité des victimes sont des femmes et des enfants, et que de nombreux malades succombent chez eux faute de traitement adéquat.
Face à cette situation préoccupante, une équipe d’experts sanitaires a été dépêchée sur place pour effectuer des prélèvements, qui seront analysés à l’Institut national de recherche biomédicale. Les autorités ont également conseillé à la population d’éviter tout contact avec les cadavres afin de prévenir la contamination. Des mesures de contrôle des mouvements de population ont été instaurées, incluant l’enregistrement des entrées et sorties des villages affectés, ainsi que la réintroduction de gestes barrières tels que le port du masque.
Le ministre provincial de la Santé a lancé un appel à l’aide nationale et internationale pour l’envoi de matériel médical nécessaire à la prise en charge des patients et au contrôle de l’épidémie. De son côté, l’OMS a déployé une équipe sur le terrain pour soutenir les autorités congolaises dans l’investigation et la gestion de cette crise sanitaire.
Une région déjà éprouvée par des crises sanitaires
Cette nouvelle épidémie survient alors que la province du Kwango fait face à d’autres défis sanitaires, notamment une épidémie de mpox (variole du singe) ayant causé plus de 1 000 décès et 47 000 infections. La survenue de cette maladie inconnue met en lumière la vulnérabilité du système de santé local et la nécessité d’un soutien accru pour renforcer les capacités de réponse aux urgences sanitaires.
Les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux restent mobilisés pour identifier la nature de cette maladie et mettre en place des stratégies efficaces pour enrayer sa propagation, tout en apportant les soins nécessaires aux personnes affectées. La situation demeure évolutive, et des mises à jour seront fournies au fur et à mesure de l’avancement des investigations.
