Un drame aussi choquant que préoccupant s’est produit dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa en RDC. Un homme y a perdu la vie en plein rapport sexuel, après avoir consommé un mélange dangereux de produits stimulants destinés à accroître ses performances. L’affaire, relayée par des témoins présents lors des faits, soulève de nombreuses interrogations sur la banalisation des substances aphrodisiaques non contrôlées et leurs conséquences dramatiques.
Un mélange explosif à l’origine du drame
Selon les premiers témoignages, la victime aurait ingéré un cocktail composé de plusieurs produits : le très populaire “Power Mutu rouge”, souvent vendu comme un aphrodisiaque, du lait en poudre Nestlé, des racines traditionnelles, ainsi que du tramadol, un analgésique détourné de son usage médical pour ses effets psychotropes et excitants. D’après les proches de la victime, l’homme, désireux de garantir une performance sexuelle « exceptionnelle », aurait multiplié les substances dans l’espoir d’en intensifier les effets. Mais le mélange s’est révélé fatal. Quelques minutes après le début du rapport, il se serait brusquement effondré, victime d’un malaise violent. Ni sa partenaire ni les voisins alertés n’ont pu le ranimer. Les secours, arrivés quelques instants plus tard, n’ont pu que constater son décès.
Les analysent évoquent en premier lieu une intoxication médicamenteuse aiguë, due à l’association de stimulants incompatibles et hautement nocifs pour le cœur et le système nerveux. Une autopsie devrait être réalisée afin de confirmer l’origine exacte de la mort, mais l’hypothèse d’un arrêt cardiaque provoqué par ce cocktail explosif est privilégiée.
Une habitude dangereuse de plus en plus préoccupante
Ce drame met en lumière un phénomène croissant et inquiétant : la consommation incontrôlée de produits aphrodisiaques, souvent fabriqués sans contrôle sanitaire et vendus dans la rue ou sur les marchés, notamment dans plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest. Le “Power Mutu”, particulièrement prisé au Congo-Kinshasa, est connu pour ses prétendus effets d’endurance sexuelle, mais ses composants réels restent flous, voire toxiques. Ce fait divers s’ajoute à une série d’incidents similaires signalés ces derniers mois, mettant en évidence le risque sanitaire majeur de ces substances, encore plus lorsqu’elles sont combinées à des médicaments comme le tramadol ou à des décoctions traditionnelles de provenance incertaine.
Des professionnels de santé alertent depuis plusieurs années sur le danger de l’automédication, surtout lorsque des produits pharmaceutiques puissants sont détournés et utilisés sans avis médical. Tramadol, alcool, boissons énergisantes, racines “miracles”, poudres aphrodisiaques… La tentation de « booster » artificiellement ses performances intimes peut se transformer en tragédie. À Mont-Ngafula, ce décès a provoqué un choc, rappelant à tous que la quête de plaisir et de performance ne devrait jamais se faire aux dépens de la santé, au risque de payer le prix fort : la vie.
