Les négociations entre le gouvernement béninois et les syndicats ont débuté ce vendredi 24 mai 2024 à la tour administrative, ce qui marque le lancement de la première session ordinaire de la Commission nationale de négociation, concertation et de dialogue social. Cependant, dès le début, les deux parties peinent à trouver un consensus.
Déclarations de protestation et insatisfaction syndicale
La cérémonie d’ouverture des négociations a été marquée par trois déclarations importantes selon Bip radio. Tout d’abord, le ministre d’État chargé du développement, Abdoulaye Bio Tchané, a présenté un point exhaustif des actions entreprises par le gouvernement. Cependant, la protestation contre les arrestations des leaders syndicaux a été exprimée par Richard d’Almeida, représentant du secrétaire général de la CSA BÉNIN. Ensuite, Kassa Mampo de la CSTB a exprimé son mécontentement quant au report de la rencontre, sans consultation préalable, initialement prévue pour le 23 mai 2024. Ces déclarations soulignent les tensions et les divergences entre le gouvernement et les syndicats dès le début des discussions.
Divergences sur la question de la cherté de la vie
Une des principales sources de friction entre les parties semble être la question de la cherté de la vie. Les responsables syndicaux affirment que le gouvernement n’a proposé aucune mesure pour atténuer les effets de cette situation sur les travailleurs. Cependant, les représentants de l’exécutif ont fait valoir que, globalement, les prix des produits au Bénin sont relativement bas par rapport à ceux des pays voisins de la sous-région.
Malgré les efforts pour entamer le dialogue, les parties n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente lors de cette première session. Codjo Hinlin, secrétaire de la Cosi-Benin, a exprimé sa frustration quant à l’issue de la séance, et aucune date n’a été fixée pour la poursuite des discussions, rapporte Bip radio. Les confédérations syndicales doivent participer à une rencontre internationale à Genève la semaine prochaine, ce qui ajoute à l’incertitude quant à la planification des prochaines étapes du dialogue social au Bénin.
