Le forfait de Cheick Cissé pour les Mondiaux de taekwondo 2025 à Wuxi bouleverse les équilibres au sein de l’équipe nationale ivoirienne. En l’absence de son emblématique leader, le regard se tourne vers les sept athlètes sélectionnés pour défendre les couleurs du pays. À quelques jours du début de la compétition, état des lieux des forces en présence.
Cheick Cissé forfait, une équipe remaniée prend le relais
Le 8 octobre 2025, Cheick Sallah Cissé a officialisé sur Facebook sa non-participation aux prochains Championnats du monde de taekwondo, prévus du 20 au 30 octobre à Wuxi, en Chine. C’est pour des raisons de santé que l’athlète, sacré champion olympique à Rio en 2016 et champion du monde à Bakou en 2023, a décidé de se retirer de la compétition. « Une décision difficile à prendre », a-t-il reconnu, soulignant qu’elle résulte d’un choix concerté avec son médecin, axé sur la préservation de sa carrière à long terme.
Cette absence est loin d’être anecdotique. Cissé n’est pas seulement un champion en titre dans la catégorie des +80 kg ; il est aussi une figure tutélaire du sport ivoirien, le seul à avoir décroché une médaille pour la Côte d’Ivoire aux JO de Paris 2024, sur treize représentants. Son retrait prive l’équipe nationale de son athlète le plus décoré, mais ouvre aussi un nouvel espace de leadership à occuper dans une équipe rajeunie et déterminée.
Sept noms à suivre pour les espoirs ivoiriens à Wuxi
Malgré cette perte, la délégation ivoirienne s’appuie sur sept compétiteurs, sélectionnés dans des catégories clés, hommes et femmes confondus. Certains sont déjà connus du grand public, tandis que d’autres chercheront à se révéler à l’international.
Chez les femmes, Ruth Gbagbi (-67 kg) fait office de valeur sûre. Médaillée olympique à Rio et Tokyo, elle dispose d’une expérience précieuse pour encadrer la jeune génération. À ses côtés, Nouria Amenan Roscane Djé (-62 kg) et Kimi Laurene Ossin (-73 kg) pourraient surprendre par leur combativité, tandis que Astan Katherine Féghé Bathily (+73 kg) visera à s’imposer dans une catégorie historiquement difficile pour la Côte d’Ivoire.
Du côté masculin, le relais s’annonce également compétitif. Issa Diakité (-63 kg), Yao Ariel Ephraïm Abongni (-74 kg) et Médéric Emmanuel Désiré A. Angaman (-87 kg) représentent la nouvelle garde ivoirienne. Si leur palmarès reste à étoffer, leur qualification à ce niveau mondial témoigne d’un potentiel identifié par la fédération.
Ce groupe, équilibré dans sa composition, devra conjuguer jeunesse et expérience pour répondre aux attentes nationales. L’absence de Cheick Cissé redistribue les rôles et renforce l’exigence collective, tant sur le plan technique que mental.
Avec une préparation rigoureuse et des ambitions renouvelées, la Côte d’Ivoire se présente à Wuxi avec l’objectif de confirmer sa place parmi les nations montantes du taekwondo international. Les projecteurs seront braqués sur chacun de ces sept combattants, désormais appelés à écrire leur propre page dans l’histoire du sport ivoirien.