Le scandale qui secoue Miss Univers prend une tournure encore plus explosive. Quelques jours après la démission fracassante d’Olivia Yacé, un tribunal de Bangkok a émis, mardi 26 novembre, un mandat d’arrêt contre Anne Jakrajutatip, co-propriétaire du concours. Cette décision survient alors que les soupçons de manipulation du résultat 2025 s’intensifient, portant un nouveau coup à la crédibilité de l’organisation.
Anne Jakrajutatip visée pour fraude à grande échelle
Anne Jakapong Jakrajutatip, femme d’affaires thaïlandaise et dirigeante du groupe JKN Global, fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour une fraude présumée estimée à 930 000 dollars. Selon la plainte, un chirurgien esthétique l’accuse de l’avoir trompé afin de l’inciter à investir dans son entreprise, tout en lui dissimulant des informations clés. Les autorités thaïlandaises affirment qu’elle serait désormais en fuite, ce qui accentue les interrogations autour de l’affaire.
Cette arrestation intervient dans un contexte déjà explosif. L’autre co-propriétaire de Miss Univers, l’homme d’affaires mexicain Raul Rocha Cantu, est lui aussi dans le viseur de la justice. Le parquet fédéral du Mexique a annoncé l’ouverture d’une enquête le visant pour trafic d’armes, de drogue et de carburant. S’il reste officiellement non identifié parmi les 13 suspects, plusieurs médias mexicains l’affirment impliqué et recherché par les autorités.
Soupçons, menaces et retrait d’Olivia Yacé : l’affaire se transforme en crise mondiale
Les médias mexicains évoquent également de possibles liens entre Raul Rocha Cantu et le père de la Miss Univers 2025. Ces accusations ont entraîné une vive polémique. Bernando Bosch, haut cadre de la compagnie pétrolière Pemex, a catégoriquement nié ces rumeurs afin d’éteindre l’incendie médiatique. Pourtant, la Miss fraîchement couronnée affirme avoir reçu « des insultes, des attaques et même des menaces de mort » depuis l’éclatement de l’affaire.
Au cœur de cette tempête, la décision d’Olivia Yacé a amplifié le chaos. La représentante de l’Afrique et de l’Océanie, également 4ᵉ dauphine, a annoncé son retrait immédiat du concours. Elle dénonce une organisation « marquée par la fraude » et refuse d’être associée à un système qu’elle juge entaché d’irrégularités.
Ce nouvel épisode plonge Miss Univers 2025 dans une crise sans précédent. Entre enquêtes internationales, départs symboliques et accusations de corruption, l’édition 2025 s’impose désormais comme la plus controversée de l’histoire du concours. Reste à savoir si l’organisation pourra se relever d’un tel séisme.
