Affaire de femme! Un procès aux rebondissements étonnants a eu lieu au Tribunal de grande instance de Banfora, où Bernard, un meunier d’une quarantaine d’années, a été jugé pour des faits de harcèlement sexuel. L’affaire a éclaté après que Bernard, un homme marié et père de huit enfants, ait pris le numéro d’une cliente, Awa, une femme mariée, et ait tenté de lui imposer des avances indécentes. Le prévenu a été condamné à une peine de prison avec sursis et une amende, après des révélations choquantes lors de l’audience. Retour sur une affaire où la pression des preuves a forcé l’accusé à admettre les faits.
Le harcèlement nocturne et les menaces
Dès l’ouverture du procès, Bernard nie fermement les accusations, prétendant n’avoir jamais harcelé Awa. Cependant, la victime prend la parole et décrit des appels incessants, parfois très tard dans la nuit, où Bernard lui faisait des propositions indécentes. « Il m’a proposé d’avoir des relations sexuelles avec lui », raconte Awa, visiblement émue. Elle ajoute que Bernard l’a menacée de la « prendre de force » et d’utiliser la « sorcellerie » pour arriver à ses fins. Ces révélations ont mis en lumière l’ampleur des abus subis par la victime et ont forcé le prévenu à réagir.
Face aux accusations, Bernard admet avoir contacté Awa à des heures tardives, mais minimise ses intentions en affirmant que c’était juste pour la saluer. Cependant, l’attitude de Bernard a laissé place à de sérieux doutes, notamment lorsqu’il a été interrogé sur un incident où il avait tenté d’ouvrir un compte bancaire à son nom, sans le consentement d’Awa et de son mari.
Le rôle de l’époux et la réclamation de justice
Le mari d’Awa, Boureima, a également témoigné lors du procès, confirmant les nombreux appels nocturnes de Bernard et exprimant sa colère face à l’attitude du prévenu. En apprenant les agissements de Bernard, Boureima a été alerté et a pris des mesures pour protéger sa famille. Il a notamment dénoncé la tentative de son interlocuteur d’accéder aux informations financières de sa femme. Cette intervention de l’époux a renforcé l’idée que les actes de Bernard étaient bien plus qu’un simple malentendu.
Le procureur a conclu en demandant au tribunal de déclarer Bernard coupable et de le sanctionner pour son comportement, en soulignant l’aspect récurrent des appels et les menaces proférées. Il a réclamé une peine de prison et une amende, ce qui a conduit à la décision du tribunal.
