Gabon : déclaré libre de ses mouvements, Ali Bongo en prison ?

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Trois mois après le coup d’État au Gabon, une question persiste : Ali Bongo, l’ancien président, déclaré libre de ses mouvements par le pouvoir militaire, est-il réellement libéré comme l’avaient annoncé les nouvelles autorités ? Malgré les déclarations officielles affirmant sa liberté de déplacement, des proches d’Ali Bongo démentent et dénoncent des conditions restrictives qui équivalent à une forme de détention.

Les contradictions autour de la liberté d’Ali Bongo

Malgré l’annonce officielle du nouveau pouvoir gabonais, affirmant qu’Ali Bongo était libre de ses mouvements, des proches démentent cette déclaration. Selon ces sources qui se sont confiées à RFI, Ali Bongo vit dans sa résidence luxueuse, entouré de chars et sous la surveillance constante d’un garde républicain. Ses sorties sont limitées, et il ne peut pas voir sa femme et son fils actuellement emprisonnés.  « Il y a des chars autour de sa résidence. Ses sorties dans le jardin sont limitées. Un garde républicain est constamment là pour écouter ses propos. Il n’est pas du tout libre et ne peut pas voir sa femme et son fils emprisonnés », confie un proche.

Des conditions de vie restrictives

La situation matérielle d’Ali Bongo soulève également des préoccupations. Son accès au téléphone serait restreint, ses comptes bancaires gelés, et il n’aurait pas touché sa retraite. Des détails intimes tels que ses chèques refusés, accumulant trois mois d’arriérés de factures d’électricité, soulignent une situation préoccupante. Un cercle très restreint de collaborateurs est autorisé autour de lui, et les militaires assurent un contrôle strict des entrées et sorties. Ces conditions draconiennes suscitent des inquiétudes quant à la liberté réelle d’Ali Bongo. « Plusieurs hauts dignitaires ont pu lui rendre des visites officielles. Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, le représentant de l’Unoca, Abdou Abarry, la Secrétaire générale de l’OIF Louise Mushikiwabo ou encore le 25 novembre dernier, le Premier ministre de Sao Tomé, Patrice Emery Trovoada. Tous ont d’ailleurs confirmé la bonne santé de l’ancien président gabonais », rapporte RFI.

Selon les mêmes sources, Ali Bongo, autorisé à quitter le pays pour se faire soigner, ne voudrait pas partir du Gabon sans son fils et sa femme Sylvia Bongo en prison pour de lourdes peines.

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