Ah oui, les Gabonais et les Béninois ont pris en otage Tiktok, et pour quelle raison? Tenez-vous tranquilles, on vous explique. La récente décision du gouvernement gabonais d’interdire certains petits commerces aux étrangers a enflammé les réseaux sociaux, provoque une vague de tensions entre Gabonais et Béninois. Des marchés aux fils de discussion sur TikTok, la polémique prend de l’ampleur et mêle économie, identité nationale et influence numérique.
Une mesure économique du gouvernement du Gabon qui fait polémique
Le 12 août 2025, en Conseil des ministres, le gouvernement gabonais a annoncé une mesure visant à interdire aux ressortissants étrangers l’exercice de certaines activités commerciales sans enregistrement. Objectif affiché : renforcer la souveraineté économique et promouvoir l’entrepreneuriat national.
Dans la ligne de mire, plusieurs métiers du secteur informel traditionnellement occupés par des étrangers : commerce de proximité, réparation de téléphones, coiffure et soins esthétiques de rue, orpaillage artisanal non autorisé, envoi d’argent non agréé, maintenance de petits appareils ou encore exploitation de petits ateliers. Cette décision, selon les autorités, répond à un contexte économique difficile et à la volonté de réserver ces secteurs aux Gabonais.
Des marchés aux réseaux sociaux, la tension monte
Sur le terrain, la mise en œuvre de la mesure a rapidement dégénéré. Dans certains marchés, des Gabonais ont commencé à demander aux commerçantes béninoises de quitter les lieux. Ces scènes, relayées sur les réseaux sociaux, ont provoqué l’indignation de nombreux internautes béninois.
La polémique a pris une tournure encore plus visible sur TikTok, où des influenceurs des deux pays se livrent à de véritables joutes verbales. Entre accusations, messages de soutien et appels au calme, la plateforme est devenue l’arène numérique d’un conflit qui dépasse désormais le simple cadre commercial. Les commentaires se multiplient, révélant un mélange de colère, de patriotisme et de frustration sociale.
A LIRE AUSSI : Gabon : Nazih réclame des milliards de francs CFA contre des vidéos compromettantes de Oligui Nguema
