Deux ans après le lancement de la lutte contre la cybercriminalité au Bénin, certains continuent de braver ouvertement la loi. Le dernier en date, Geoffroy Fridich, un tiktokeur bien connu, a été interpellé par le Centre National d’Investigation Numérique (CNIN) après avoir déclaré publiquement qu’il ne cesserait pas ses activités cybercriminelles et qu’il ne craignait aucune autorité.
Un défi lancé aux autorités… et vite relevé
Depuis 2023, les autorités béninoises ont intensifié leur traque contre les cybercriminels, arrêtant des centaines de jeunes impliqués dans diverses arnaques en ligne. Si cette offensive a poussé beaucoup à se cacher ou à changer de voie, d’autres persistent dans l’illégalité. C’est le cas de Geoffroy Fridich.
Son arrestation fait suite à une vidéo devenue virale, publiée sur le compte TikTok de Florent Mahougnon, un autre tiktokeur récemment condamné à 24 mois de prison pour cybercriminalité. Dans cet enregistrement, Geoffroy Fridich affirmait haut et fort qu’il ne comptait pas abandonner ses activités frauduleuses, allant jusqu’à se moquer des autorités.
Une enquête rapide et des preuves accablantes
Alerté par la vidéo, le CNIN a ouvert une enquête pour vérifier les propos tenus par l’internaute. Les investigations ont permis de confirmer son implication dans plusieurs actes de cybercriminalité. Sans attendre, les agents du CNIN ont procédé à son interpellation et préparent désormais sa mise à disposition de la justice.
Selon un communiqué du Centre, cette arrestation s’inscrit dans la volonté de rappeler que les créateurs de contenus en ligne sont pleinement responsables de leurs propos et actes, et qu’aucune déclaration publique incitant à l’illégalité ne restera impunie.
Depuis le début de cette vaste campagne de répression, les autorités béninoises insistent sur la vigilance des internautes et sur la nécessité de dénoncer les comportements suspects. Plusieurs opérations ont déjà permis de mettre hors d’état de nuire des réseaux entiers de cybercriminels.
Pour le CNIN, ce nouveau cas démontre que la lutte est loin d’être terminée et que certains, malgré les arrestations médiatisées, continuent de défier la loi, parfois publiquement, au risque de subir le même sort que leurs prédécesseurs.
