La Coupe du monde 2026 s’achève ce dimanche avec une finale inédite entre l’Espagne et l’Argentine au MetLife Stadium de New York-New Jersey. Cette première affiche 100 % hispanophone de l’histoire du tournoi oppose les champions d’Europe en titre aux tenants du titre mondial, avec, à la clé, une nouvelle étoile à inscrire au palmarès de l’une des deux sélections.
Deux trajectoires différentes vers la finale
L’Argentine aborde cette ultime rencontre après un parcours marqué par plusieurs victoires arrachées dans la difficulté. Les champions du monde ont successivement éliminé le Cap-Vert, l’Égypte, la Suisse puis l’Angleterre, démontrant une capacité à renverser des situations compliquées.
À la veille de la finale, le gardien Emiliano Martínez a résumé l’état d’esprit de son équipe : « Qu’on se souvienne de nous comme de n’importe quel Argentin : que nous sommes des travailleurs, que nous n’abandonnons jamais et que, même si les choses nous coûtent, nous nous en sortons toujours. »
L’Espagne a, de son côté, suivi un parcours plus maîtrisé. La Roja n’a concédé qu’un seul but depuis le début de la compétition et s’est distinguée par la solidité de son collectif. Sans dépendre d’un seul buteur, elle s’appuie sur un effectif capable de faire la différence dans toutes les lignes, avec notamment Mikel Oyarzabal, auteur de cinq réalisations, ainsi que les contributions offensives des défenseurs Pedro Porro et Marc Cucurella.
Messi vise un nouveau sacre, l’Espagne rêve d’un deuxième titre
Le capitaine espagnol Rodri a affiché les ambitions de son équipe avant cette finale. « Nous sommes venus pour gagner. Nous affrontons l’adversaire le plus difficile. Nous devons avoir plus envie de gagner que peur de perdre », a-t-il déclaré.
Pour l’Argentine, cette finale représente l’occasion de décrocher une quatrième Coupe du monde, après les sacres de 1978, 1986 et 2022. L’Espagne, sacrée une seule fois en 2010, espère ajouter une deuxième étoile à son histoire.
Tous les regards seront également tournés vers Lionel Messi, qui pourrait remporter une deuxième Coupe du monde et renforcer un peu plus son héritage avec l’Albiceleste. En face, Lamine Yamal, discret depuis le début du tournoi, tentera de marquer cette finale de son empreinte.
Cette confrontation promet ainsi un duel entre deux philosophies de jeu : l’intensité et la résilience de l’Argentine face à la maîtrise collective de l’Espagne. Au terme des 90 minutes, ou davantage si nécessaire, une seule sélection inscrira son nom au palmarès de cette 23ᵉ édition du Mondial.
