Brenda Biya : le coming out de la fille de Paul Biya bouleverse le Cameroun

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Brenda Biya : le coming out de la fille de Paul Biya bouleverse le Cameroun
Brenda Biya et Paul Biya

Depuis la Suisse, Brenda Biya, la fille du président camerounais Paul Biya, a fait une annonce retentissante sur les réseaux sociaux en affichant publiquement son homosexualité. Dans un pays où l’homosexualité est considérée comme un crime de droit commun, cette déclaration a suscité de nombreuses réactions.

Un acte de courage et de défi de Brenda Biya

Brenda Biya a décidé d’afficher son homosexualité. Elle a fait son coming out. Sur sa page Instagram, elle a posté une photo d’elle embrassant Layyons Valença, sa compagne brésilienne, accompagnée de la légende : « Je suis folle de toi, et je veux que tout le monde le sache ». Brenda Biya, qui mène également une carrière musicale sous le pseudonyme de King Nasty, n’en est pas à son premier acte de défi. Sur TikTok, elle avait déjà évoqué son identité de genre fluide, se définissant comme « un peu du genre masculin et un peu du genre féminin ».

Réactions et controverses

Cette révélation n’a pas manqué de provoquer des réactions diverses, tant au Cameroun qu’à l’international. La communauté LGBTQ+ a salué le courage de Brenda Biya, voyant en elle une potentielle égérie pour les droits des minorités sexuelles. Shakiro, une célébrité transgenre camerounaise exilée en Belgique, a exprimé son soutien et son espoir que cette déclaration contribue à la dépénalisation de l’homosexualité au Cameroun. En revanche, les réactions au Cameroun ont été mitigées, certains internautes condamnant Brenda Biya pour avoir enfreint les lois du pays.

Le Cameroun est connu pour ses lois strictes contre l’homosexualité. L’article 347-1 du code pénal prévoit des peines allant de six mois à cinq ans de prison et des amendes pour toute personne ayant des rapports sexuels avec une personne de même sexe. Les arrestations et les poursuites judiciaires contre les personnes homosexuelles ou présumées homosexuelles sont fréquentes, et le régime de Paul Biya n’hésite pas à traquer les allusions LGBT+ jusque dans les programmes destinés à la jeunesse.

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