Dans un communiqué, le ministère de la Justice et de la Législation du Bénin a annoncé avoir démantelé un réseau peu scrupuleux qui opérait dans la délivrance des casiers judiciaires, entraînant des retards injustifiés et des rançonnements des demandeurs. C’est à la suite des investigations et d’une enquête policière.
Détails du réseau de corruption démantelé
Suite à des plaintes récurrentes de citoyens concernant les délais excessifs dans la délivrance des casiers judiciaires, des investigations ont été lancées par les autorités. Ces enquêtes ont révélé l’existence d’un système de rançonnement mis en place par des individus mal intentionnés, entraînant des retards injustifiés ou des absences de réponse aux demandes de casier judiciaire. Des voies parallèles ont été utilisées pour extorquer de l’argent aux demandeurs en échange d’une accélération du processus.
Les autorités ont agi rapidement en lançant une enquête policière, ce qui a conduit à l’interpellation des personnes impliquées dans ce stratagème de corruption. La procédure judiciaire suit son cours pour traduire les responsables en justice et rétablir l’intégrité du processus de délivrance des casiers judiciaires.
Mesures prises par le ministère de la Justice et de la Législation
Dans son communiqué officiel, le ministère de la Justice et de la Législation a réagi avec fermeté envers ces pratiques frauduleuses. Il a assuré les demandeurs et usagers du service public que des mesures immédiates ont été prises pour rétablir la normalité dans la délivrance des casiers judiciaires. À partir du 15 mai 2024, le délai de délivrance de ces documents, fixé à 72 heures, sera strictement respecté. De plus, toutes les demandes en attente seront traitées et satisfaites d’ici le 30 mai 2024.
Le ministère a également rappelé que le casier judiciaire ne peut être obtenu qu’en ligne, à travers une plateforme spécifique, et que des frais de 1 900 francs CFA doivent être payés en ligne. Aucune somme supplémentaire ne doit être exigée pour la délivrance du casier judiciaire, et les visites physiques au Centre National du Casier Judiciaire sont interdites.
