Au Bénin, devant la Cour de Répression des Infractions économiques et du Terrorisme (CRIET), parquet a requis ce mardi 23 avril 2024, une peine de trois mois d’emprisonnement ferme contre un député de la 9è mandature du parti Union progressiste le Renouveau, poursuivi pour blanchiment de capitaux.
Les faits reprochés au député
Selon Banouto, le député est accusé d’avoir détourné des fonds, retrouvés sur le compte de son fils mineur, pour un montant avoisinant les 700 millions de FCFA. Ces fonds auraient été obtenus illégalement et ne seraient pas liés à des activités agricoles comme le prétend l’élu. De plus, il lui est reproché de ne pas avoir tenu une comptabilité conforme pour ses activités, ce qui soulève des questions sur la légalité de ses revenus.
Défense du député et plaidoyer de l’avocat
Dans sa déposition à la barre, le député a affirmé que les fonds déposés sur le compte de son fils étaient destinés à ses activités agricoles. Il a justifié l’origine de ces fonds en expliquant qu’ils provenaient de ses revenus agricoles ainsi que de ses salaires de député sous la 8è mandature. Son avocat, Me Zinzindohoué, a plaidé la relaxe de son client, arguant que les montants incriminés sont des revenus légitimes d’un élu et d’un exploitant agricole. Il a également contesté l’accusation de blanchiment de capitaux.
Le dossier a été renvoyé au 4 juin 2024 pour le délibéré, laissant planer un suspense sur l’issue de cette affaire et sur l’avenir politique du député impliqué.
