Le gouvernement béninois a annoncé en Conseil des ministres ce mercredi 3 avril 2024, de nouvelles mesures et modalités réglementant l’exportation des produits forestiers dans le pays. Ces mesures visent à actualiser les textes réglementaires pour mieux préserver et développer les ressources forestières, tout en favorisant la transformation locale du bois à des fins commerciales.
Conditions d’exportation et autorisations requises
Le nouveau cadre réglementaire stipule que toute exportation de produits forestiers nécessite une autorisation préalable, en plus de l’agrément requis. Cette autorisation est délivrée sur la base d’un avis technique émis par les services compétents de la Direction générale des Eaux, Forêts et Chasse. Cette mesure vise à mieux contrôler et à réguler le processus d’exportation, en garantissant une gestion plus responsable des ressources forestières du pays.
Dans le cadre des nouvelles règles, certaines activités sont autorisées sur le territoire national, telles que l’exploitation des essences de forêts naturelles dans le domaine protégé de l’État, exclusivement à des fins de consommation nationale. De plus, l’exploitation et la commercialisation des bois provenant des plantations domaniales et privées sont permises, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Ces mesures visent à encourager la transformation locale du bois et à favoriser le développement économique du pays.
Interdictions et sanctions
Certaines pratiques sont strictement interdites sur tout le territoire national, sous peine de sanctions. Il est ainsi interdit d’exporter le bois des forêts naturelles du domaine classé de l’État, ainsi que toute essence de bois sous forme non transformée. De plus, l’exportation par voie terrestre et le commerce de charbon de bois sont également proscrits. Ces interdictions visent à préserver les ressources forestières et à lutter contre la déforestation excessive.
Chaque année, le ministre chargé des Eaux, Forêts et Chasse établit la liste des essences de plantation éligibles à l’exportation, ainsi que les quotas de volumes exportables par essence. Cette mesure permet de réguler le commerce du bois et de garantir une exploitation durable des ressources forestières du pays.
