Le Bénin a exprimé son indignation suite aux allégations graves émises par Ibrahim Traoré, le capitaine du Burkina Faso, concernant la présence supposée de bases militaires françaises sur le sol béninois. Ces accusations ont provoqué une réaction immédiate et forte de la part des autorités béninoises, qui ont convoqué l’ambassadeur du Burkina Faso pour exprimer leur mécontentement.
Vers une tension diplomatique entre le Bénin et le Burkina Faso ?
Lors d’une adresse publique, Ibrahim Traoré a accusé le Bénin d’abriter des bases militaires françaises visant à déstabiliser le Burkina Faso. « Nous n’avons rien contre le peuple ivoirien, mais nous avons quelque chose avec ceux qui dirigent la Côte d’Ivoire. Il y a bel et bien à Abidjan un centre des opérations pour déstabiliser notre pays. Personne ne peut le nier et nous ferons les preuves les jours suivants. Nous vous montrerons des preuves physiques. Vous allez comprendre de quoi nous parlons. Personne ne viendra nous dire qu’au Bénin, il n’y a pas de bases françaises dirigées contre nous. Nous avons les preuves sous la main”, a déclaré Traoré. Ces déclarations ont immédiatement suscité une réponse vigoureuse du gouvernement béninois.
Le ministre béninois des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur du Burkina Faso, qui réside à Accra, pour un échange selon Banouto. Cotonou a exprimé son profond mécontentement face à ces accusations qu’il juge infondées. Le porte-parole du gouvernement béninois avait déjà publié une réponse cinglante sur les canaux digitaux officiels, rejetant catégoriquement les allégations de Traoré. “C’est l’hôpital qui se moque de la charité », a-t-il lancé, soulignant l’absurdité de ces accusations. Notons que la France a aussi dénoncé ses accusations du Burkina Faso contre le Bénin.
Contexte et répercussions diplomatiques
Cette crise diplomatique intervient dans un contexte déjà tendu entre le Burkina Faso, le Niger et le Bénin. Les accusations de Traoré font écho à celles précédemment émises par le Niger, lesquelles avaient également été rejetées par Cotonou. Le gouvernement béninois avait déjà dû se défendre contre des allégations similaires, affirmant qu’aucune base militaire française ne se trouvait sur son territoire.
La réaction rapide et ferme du Bénin souligne l’importance qu’il accorde à la protection de sa souveraineté et à la défense de son intégrité territoriale. En convoquant l’ambassadeur du Burkina Faso, Cotonou a voulu montrer sa détermination à ne pas laisser de telles accusations ternir son image ou perturber ses relations internationales.
