Le Bénin s’est distingué parmi les pays africains où la corruption au sein de la police est la moins répandue, selon le dernier rapport d’Afrobaromètre. Avec un score de 76 %, le pays occupe la 10ᵉ place sur le continent et se hisse au premier rang en Afrique de l’Ouest. Ce résultat est attribué aux réformes audacieuses initiées par le gouvernement du président Patrice Talon, visant à assainir le secteur sécuritaire.
Comparaisons avec d’autres pays africains
Parmi ces réformes, on note la fusion de la police nationale avec la gendarmerie, réunies en Police républicaine, une mesure qui a renforcé la coordination des forces de l’ordre et réduit les pratiques corruptives. Par ailleurs, la suppression de nombreux postes de contrôle, souvent perçus comme des lieux de rançonnement, et l’adoption d’une politique de tolérance zéro contre les actes déviants ont été des étapes clés de ce succès.
Le rapport d’Afrobaromètre met également en lumière les dirigeants des pays dans la lutte contre la corruption policière. Le Cap-Vert, avec un score impressionnant de 98 %, se positionne en tête du classement, suivi des Seychelles (97 %), de l’Île Maurice (93 %) et du Botswana (91 %). Ces pays sont réputés pour leurs politiques rigoureuses de transparence et de gouvernance exemplaire. En revanche, sur l’ensemble du continent, la police demeure l’institution gouvernementale la plus associée à la corruption. En moyenne, 47 % des citoyens présents dans 34 pays estiment que « la plupart » ou « la totalité » des policiers de leur pays sont corrompus.
Défis persistants en matière de sécurité publique
Si le Bénin affiche des progrès notables dans la réduction de la corruption policière, le sentiment de sécurité reste une préoccupation pour de nombreux Africains. Environ 47 % des citoyens rassemblés déclarent ne pas se sentir en sécurité dans leur quartier, et 39 % expriment des inquiétudes pour leur sécurité chez eux.
Au niveau continental, seuls 40 % des Africains donnent une évaluation positive aux efforts de leur gouvernement pour réduire la criminalité. Cette perception souligne l’ampleur des défis sécuritaires auxquels de nombreux pays africains sont confrontés.
