Bénin : 02 soldats arrêtés pour vol d’objets « inutiles » à l’ex-SUCOB

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Bénin : 02 soldats arrêtés pour vol d'objets « inutiles » à l'ex-SUCOB

Deux soldats des forces armées béninoises, déployés pour assurer la sécurité de l’ancien site de la Sucrerie de Complant du Bénin (SUCOB) à Savè, ont été arrêtés et placés en garde à vue pour vol. Ce scandale implique également deux civils, accusés de complicité dans le vol de divers matériaux de transport et de construction inusités. L’incident est survenu dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2024.

Un vol surprenant sur un site abandonné

L’ex-SUCOB, située à Ofè, un arrondissement de la commune de Savè dans le département des Collines, est depuis longtemps à l’abandon après la cessation de ses activités. Le site est désormais surveillé par des militaires pour prévenir toute tentative de pillage ou d’intrusion. Cependant, ce sont les mêmes gardiens qui se sont retrouvés au cœur de cette affaire de vol.

Selon les informations rapportées par Le Potentiel, les deux soldats, profitant de leur position, ont orchestré le vol en pleine nuit avec la complicité de deux civils. Parmi les biens dérobés figurent des pneus usagés, des barres de fer, des poulies, des dents, des têtes d’irrigation et divers autres articles de construction et de transport.

Les officiers du commissariat de Ofè ont rapidement réagi en arrêtant les suspects et en les plaçant en garde à vue. Les objets volés, bien que considérés comme « inutiles », ont une certaine valeur, surtout dans le contexte de revente de matériaux recyclables ou réutilisables.

Impact sur la confiance publique

Cette affaire pose un sérieux problème de confiance envers les forces de sécurité. Les soldats, censés être des modèles d’intégrité et de discipline, se retrouvent accusés de vol, ternissant ainsi l’image de l’institution militaire. Cette situation pourrait avoir des répercussions sur la perception publique et la coopération entre la population et les forces de l’ordre, essentielles pour maintenir la sécurité et l’ordre public.

La réactivité des officiers du commissariat de Ofè est néanmoins un signe positif de la volonté des autorités locales de faire respecter la loi sans favoritisme, même lorsque les suspects sont des membres des forces armées.

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