Le 22 juillet 2024, au moins 15 soldats nigériens ont perdu la vie lors de combats intenses dans la zone de Téra, située au sud-ouest du Niger, près de la frontière avec le Burkina Faso. Cette attaque, revendiquée par le groupe djihadiste Jama’a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (JNIM), affilié à Al Qaida, s’inscrit dans une série de violences qui ont secoué la région ces derniers jours. Cet article revient sur les détails de cet assaut et les répercussions pour la sécurité dans la région.
Selon le communiqué du ministère nigérien de la Défense, diffusé à la télévision publique le 23 juillet, l’unité des Forces de défense et de sécurité (FDS) a été prise d’assaut par des groupes armés terroristes alors qu’elle opérait sur l’axe Bankilaré-Téra, aux abords du village de Fonéko. Ce combat acharné a entraîné la mort de 15 soldats nigériens, la disparition de trois autres, et la neutralisation de 21 terroristes. « Lundi 22 juillet, une unité des Forces de défense et de sécurité (FDS) en opération s’est accrochée avec des groupes armés terroristes sur l’axe Bankilaré-Téra, aux abords du village de Fonéko », indique le communiqué du ministère.
La zone de Téra, proche de la frontière burkinabé, est depuis longtemps une cible privilégiée pour les groupes djihadistes opérant dans le Sahel. Ces derniers profitent de la porosité des frontières et de la faiblesse des dispositifs de sécurité pour mener des attaques coordonnées et meurtrières contre les forces armées et les civils. Le groupe Jama’a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (JNIM), affilié à Al Qaida, a revendiqué ce 22 juillet, plusieurs attaques menées au Togo, au Mali, au Niger et au Burkina Faso ces quatre derniers jours.
